
Après avoir rencontré une voyante, Luke se met à suspecter que Galvin puisse être responsable de la mort de son père, et les deux hommes s’opposent…
La saison de Demons touche à sa fin, après 6 épisodes, et pour sa conclusion, opte pour la classique opposition entre l’élève et le maitre.
Dans un certain nombre de séries, j’aurais écrit un paquet de méchancetés sur l’incohérence du comportement de Luke. Seulement, pendant toute la saison, il nous a été démontré que le descendant des Van Helsing ne réfléchissait que très rarement, et faisant encore moins souvent preuve de jugeote. Ainsi, le fait qu’on arrive à lui faire croire avec une facilité déconcertante que Rupert Galvin a tué son père n’est même pas surprenant. Juste une nouvelle démonstration de sa stupidité.
On décide donc pour cette fin de saison de jouer sur le mystère entourant la mort de son père, dont on avait semé quelques graines tout du long des précédents épisodes. Rien de suffisant pour que l’impact soit de grande importance, mais suffisant pour égarer Luke du côté obscur de la force. C’est ainsi que l’épisode marque le retour inexpliqué de MacKenzie Crook dans la peau de Thrip, considéré mort à la fin du pilote, et dont la résurrection ne sera aucunement justifiée. Méchant de pacotille, il hérite une fois encore d’une fin bien molle, toujours démonstratif de l’incapacité des scénarios à offrir des scènes d’actions digne de ce nom pour les conclusions de ces intrigues. Pourtant, je crois qu’il y en a eu une ou deux durant la saison qui n’était pas mauvaise, alors pourquoi tout finit-il aussi mollement ?
Nous découvrons donc ce qui est arrivé au père de Luke, bien mort dans un accident de voiture, et la place de Galvin dans cette histoire, qui a sauvé le fils au lieu du père. Pour des raisons acceptables, Rupert ne voulait pas enlever l’idéalisation paternelle à Luke, bien que ce dernier n’ait jamais connu son père, mort alors qu’il avait un an. Galvin est dans toute cette histoire un peu trop passif, se chargeant de découvrir simplement ce qui se trame autour de Luke, qui est manipulé, mais le tout manque totalement de rythme et de tension. Christian Cooke ne possède définitivement pas de charisme ici, et il n’aide donc pas ses partenaires de jeu. Holliday Grainger fait ce qu’elle peut avec les scènes qu’elle a, Ruby étant toujours une amie fiable, et investie, et Mina Harker sera la sauveuse du jour, pour atterrir sur une fin un peu étrange.
Demons s’achève malheureusement sur un épisode plutôt quelconque, qui ne possède pratiquement aucune note humoristique, et dont l’impact émotionnel est quasiment absent. Pas de quoi donner envie d’être au rendez-vous d’une saison 2, si cette dernière voit le jour.
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