
Mina a des visions où elle voit Luke se vider de son sang. Elle craint alors, ainsi que Rupert, pour la sécurité du jeune homme. En effet, il semble qu’une entité soit après lui…
Le principal défaut de cette série se trouve dans son héros, Luke Van Helsing. Il est quand même dommage de se dire que tout serait bien plus agréable s’il n’était pas là . Le personnage est bien trop consensuel, et ses réactions quelque peu prévisibles.
Ainsi, nous débutons l’épisode en découvrant qu’une menace – encore inconnue – pèse sur le dernier des Van Helsing, comme on aime nous le rappeler. Je ne sais pas si cela doit donner plus de poids à sa vie, car il est évident que pour le moment, il a énormément de choses à apprendre. Forcément, si le danger n’est pas encore visible, nous savons tout de suite d’où il vient : Luke se sent soudain des envies de dragueurs, quand une jolie blonde fait son apparition à l’école. D’abord, il doit revoir sa technique d’approche, les années 80, c’est fini. Quoiqu’il ne faut pas le nier, cela lui va bien, et on sait tout de suite à qui on a à faire. Les réactions de la demoiselle sont prévisibles : elle le repousse, mais joue au fameux jeu du chat et de la souris avec le temps qui lui est imparti dans l’épisode. On le sait forcément que le danger qui pèse sur l’existence de Luke vient de la demoiselle, et cela tarde à être révélé. Le montage tente de faire monter la pression, avec, d’un côté notre playboy et sa nouvelle amie, et de l’autre, Mina et Galvin s’approchant de la vérité. Tout se met en place, on fait monter la pression. Si ce n’est qu’on a élucidé ce mystère dès la première scène d’Alice, la jeune femme en question, qui est en fait une harpie.
C’est heure de vengeance pour l’ennemi, le père Van Helsing a tué ses sÅ“urs. Pour le moment, le passé de la figure paternelle n’a pas été trop exposé. Si la série se voit renouvelée au-delà d’une première saison, je vois bien un épisode se déroulant à cette époque, pour nous révéler un peu plus ce qui s’est passé avec Galvin et aussi découvrir qui est vraiment le père de Luke, dont on ne sait rien. Enfin, il est évident que ce procédé est mis en place pour qu’on se concentre un peu plus sur notre héros, mais son potentiel dramatique est assez maigre. J’ai comme la conviction que Luke serait bien plus efficace dans le registre comique.
Ainsi, Mina et Rupert font les recherches, et doivent ensuite convaincre leur protégé du bien-fondé de la théorie. Le défaut ici est le manque d’approfondissement de l’intrigue, bien fine, et des personnages secondaires un peu trop en retrait, et qui se sont révélés tout du long être les plus attrayants dans la série.
Une fois encore, on ne ressent pas assez d’énergie et de force à la confrontation finale, qui laisse plutôt de marbre.
L’épisode se révèle être au final un peu ennuyeux, manquant de force et d’enjeu. On ne ressent pas de réels dangers et quand on voit se présenter une opportunité de faire monter la tension dramatique, on préfère régler le problème de façon rapide.
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