
La critique contient de gros spoilers sur l’épisode, en partie sur le devenir des compagnons
Davros prévoit de détruire la réalité elle-même, et tout ce qui se tient sur son chemin et l’armée secrète de compagnon du Doctor, dont il est prophétisé que l’un d’entre eux mourra.
Tout ça pour ça ? sont les premiers mots qui me sont venus passé les cinq premières minutes de l’épisode. Ils valent aussi une fois la conclusion arrivée.
Le gros enjeu de la fin du précédent épisode est résolu en deux secondes : Le dixième doctor restera, pas de onzième pour le moment. La façon dont le problème est réglé avait été approximativement pronostiquée par les fans. Une forte déception par sa prévisibilité. J’aurais aimé être surprise, j’aurais aimé un vrai retournement de situation, j’aurais aimé qu’on ne passe pas la moitié de l’épisode à se regarder dans le blanc des yeux.
Russel T. Davies n’a aucun sens du drama. Cela, c’est établi depuis longtemps. Sur ce point, il n’est pas le meilleur scénariste de la nouvelle moulure. En mettre plein la vue ne passe pas par des idées complètement surréalistes et des effets spéciaux remarquables, accompagné par un Murray Gold un peu trop survolté. Non, tout ceci est bon pour l’esbroufe, tout ceci est bon pour faire des épisodes qui se veulent fun, excentriques, délirants. Pas pour un épisode censé marquer l’histoire de la série.
Anéantissons les Daleks, et souhaitons une bonne fois pour toutes que Steven Moffat nous remplisse la promesse qu’on nous avait faite à la saison 3 : ne plus les voir pendant un moment. Pourtant, je ferais confiance à l’homme qui manie extrêmement bien la courbe temporelle s’il se sent l’envie d’écrire avec eux. Pour le moment, on va tenter de faire abstraction de ce non sens qui nous a été présenté : Davros veut anéantir la réalité elle-même. À quoi cela sert-il ? Rester seul dans l’univers n’a pas d’intérêt. Détruire la réalité n’apporte pas de satisfaction personnelle. À vrai dire, on ne sait pas ce que cela apporte.
Caan et ses prophéties tombent à l’eau. Là aussi, des idées mise en place dans le précédent épisode qu’on résout par une excuse à moitié bidon, mais qui, à côté du reste, passe presque bien. Pas de mort dans les compagnons du Doctor, anéantissant ainsi les gros enjeux dramatiques qui aurait pu voir le jour avec cette idée. On se dit adieu et chacun retourne à sa vie :
Sarah Jane Smith auprès de son fils et de K9, qui fait une apparition. Jack repart pour Torchwood et songe à Martha Jones pour le rejoindre, tandis que Mickey, revenu avec Jackie pour l’épisode, reste sur Terre. Ainsi, il y aura toujours l’opportunité de le revoir.
Nous avons Rose, sa mère, et un Doctor créé pour l’occasion avec la main. Retour dans leur univers parallèle pour maintenir une cohésion complètement surfaite à partir du moment où le Tardis peut trimballer la Terre avec lui, comme un cheval qui tire son traineau.
Il reste Donna, qui a sacrifié plus que les autres, qui à son tour est devenu Doctor-Donna pour la survie de l’univers. Elle est celle grâce à qui le monde s’en sort, et celle qui perd le plus. Elle hérite des connaissances du Doctor mais son cerveau ne peut les supporter. Chance pour elle, la dixième incarnation a développé un don quelque peu ‘vulcain’, et lui efface la mémoire. Retour à son existence d’antan pour Donna, alors que le Doctor repart une nouvelle fois dans son Tardis.
Un épisode loin de toutes les attentes, où la tension dramatique ne prend pas, où les effets spéciaux sont insuffisants pour impressionner, et où l’on se perd inexorablement dans des scènes qui auraient pu très bien être coupées. 45 minutes, c’était amplement suffisant.
C’est moins exaspérant que la saison passée, mais tout aussi énorme scénaristiquement parlant. Malheureusement, pas dans le bon sens du terme.
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July 7th, 2008 at 9:32 pm
Je trouve personnellement cette critique d’assez mauvaise foi. Techniquement et scénaristiquement, certes, cet épisode est loin d’être irréprochable, et quelques raccourcis sont pris pour clôturer les quatre saisons précédentes en deux temps trois mouvements. Mais de là à dire qu’il est raté et le descendre en flèche, c’est presque irritant. Je préfère Moffat à Davies, mais tout de même, ce dernier connaît son sujet et sait exactement ce qu’il peut, et ne peut pas faire. Or voilà , c’est Doctor Who, et dans Doctor Who, absolument TOUT est permis!
Et bon sang, qu’est-ce qu’on s’amuse! Et ça fait plaisir de voir tous les acteurs fétiches de la série dans une même scène, et ça délasse, et ça fait sourire, et personnellement, je trouve que rien qu’avec ça, l’objectif est atteint: Divertir.
Alors de vous à moi, que celui qui n’a rien ressenti du tout durant cet épisode me jette le premier “Extermineiren”
July 8th, 2008 at 11:42 am
Depuis le debut de cette saison 4 et aussi pendant toute la saison 3 (dont g lu les critique dernierrement) je trouve vraiment que les critiques a DW et plus particulieremnt a Davies vraiment navrantes.
A en lire les critiques du site la saison 4 est une grosse bouse et Moffat est un dieu…
J’aime beaucoup Moffat aussi mais la c’est le pompon je trouve surtout que Carole n’aime pas Davies et depuis la saison 3 c’est une campagne de propagante contre davies affligeante.
Apres chaques épisodes que j’ai aimé cette saison je faisais des paries avec des potes que la critique aller decendre les épisodes en question et ca n’a pas loupé…
a croire que ya que l’épisode The Unicorn and the Wasp que Mlle Carole a apprecier….
Bref faut penser a arreter de regarder la series si tu ne l’apprecie plus depuis l’arrivé de Ten .
Moi j’ai aimé, je trouve que Davies arrive a trouvé une cohesion dans son travail.
Meme si biensure ya des trucs moyens ou loupé je trouve que dans l’ensemble cette saison 4 et ce final en particulier est “fantastic” !!
December 3rd, 2008 at 2:38 pm
[...] Donc, si je supprime vos commentaires, ce n’est pas parce que l’avis qui est exprimé va contre ce que j’ai écrit. Je ne fais pas de censure. Petit exemple : ici [...]