Doctor Who – The Unquiet Dead / Des morts inassouvies (1.03)

Par • Publié le : 27/07/2008 à 10:09 • 1 commentaire.

Le Doctor emmène Rose à Naples en 1860, mais il réalise qu’en fait, il s’est trompé d’année et de lieu : ils sont à Cardiff en 1869. Ils vont rencontrer Charles Dickens (Simon Callow, ainsi que Gabriel Sneed (Alan David) et sa servante Gwyneth (Eve Myles), tous deux liés à une étrange forme de vie qui prend possession des morts, les Gleth.

Premier constat au début de cet épisode : la précision temporelle (et même spatiale pour le coup) n’est pas une qualité du neuvième Doctor. Il se trompe de neuf ans et pire de lieu. Naples est certes bien plus alléchant que Cardiff, mais cela ne leur aurait pas donné la chance de croiser Charles Dickens. L’utilisation d’un personnage historique, et encore plus pour un écrivain, offre toujours son lot de références, mais à l’arrivée, l’exploitation de cette figure emblématique de la littérature va se révéler fort limité.

Le scénario s’intéresse bien plus à Gwyneth, la servante. Cette dernière possède la particularité de voir dans les esprits d’autrui. Elle dit d’ailleurs à Rose : “the things you’ve seen… the darkness… the Big Bad Wolf!” On remarque alors que c’est la deuxième fois que Bad Wolf est prononcé, l’expression ayant été déjà dite dans l’épisode précédent. C’est surtout là que cela se remarque, on voit bien que cela est fait pour que l’on se pose des questions, et cela fonctionne plutôt bien.

On ne s’arrête pas longtemps sur ce détail, car l’histoire progresse, et les Gleth sont là. Un peu spooky, et pas forcément adapté à une très jeune audience, cela permet de plonger dans une ambiance un peu plus oppressante. Nous approchons de Noël, et l’intrigue se déroule la nuit. Pour en rajouter, le rythme est assez soutenu, ne laissant que peu de temps au spectateur pour souffler. À ce niveau-là, c’est donc extrêmement bien mené. Le fait qu’ils sont d’abord présentés comme un peuple en détresse donne aussi un peu de piment, changeant la donne sur la pression des évènements. C’est au départ pour les sauver et non pour les empêcher de tuer que tout le monde agit, même si cela peut coûter la vie à d’autres.

Une nouvelle fois, on ressent bien les aspects de la personnalité du Doctor, entre son côté trop réaliste et pessimiste, tout en voyant qu’il pense avant tout à aider le plus grand nombre et le fait qu’il est de nature confiante. Ce dernier point entrainera un retournement de situation. Ce sera grâce à Gwyneth que le Doctor, Rose et Dickens survivront à cet évènement, qui aurait pu causer la mort de tant d’autres. C’est le troisième épisode, et déjà on ne place par le Doctor en éternel sauveur, ce qui est assez rafraichissant. On établit ainsi qu’il ne maitrise pas tout, il ne peut pas sauver tout le monde, et c’est un fait qu’il accepte bien. L’humilité est donc aussi une de ses caractéristiques.

Un épisode bien prenant, qui continue à affirmer la qualité de la série. Bien que le ton soit conservé, l’épisode – plus sombre – montre une volonté de s’essayer à d’autres styles, et c’est réussi.

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