
Le Doctor et Amy arrivent en pleine Seconde Guerre mondiale après un appel de Winston Churchill. Sur place, le Time Lord découvre que les Daleks sont une arme secrète de Churchill qu’il compte utiliser pour gagner la guerre.
Doctor: Don’t mess with me, sweetheart.
Les increvables Daleks sont de retour, refusant de nous offrir une seule saison de paix. Cette fois-ci, ils ont joué les petits vicieux, manipulant les êtres humains avec grande classe pour obtenir ce qu’ils veulent : la venue du Doctor.
C’est ainsi que l’on se retrouve pendant la Seconde Guerre mondiale, avec Winston Churchill bien décidé à battre l’ennemi. Celui-ci n’est pas le Dalek, mais Adolf Hitler. Les aliens se révèlent être au départ les alliés.
Ce début va fournir l’occasion d’exposer quelques petites choses non négligeables. D’abord la perte de mémoire d’Amy, ne se souvenant plus des Daleks, ce qui est clairement plus important pour la suite de la saison que pour l’épisode en lui-même; ensuite la haine du Doctor envers son ennemi de toujours, allant même jusqu’à la violence.
Quoi qu’il en soit, Victory of the Daleks va souffrir d’avoir une construction trop similaire à son prédécesseur, The Beast Below. En plus de posséder une figure historique, le Doctor et Amy vont une nouvelle fois être séparé pour chacun jouer un rôle significatif dans le déroulement de l’intrigue. Jusqu’aux retrouvailles où, encore une fois, Amy – qui semble n’avoir peur de rien – prouve sa valeur.
Cela n’aide pas singulièrement le nouveau duo, qui peine à se créer, les personnages étant clairement développés indépendamment. Même si l’épisode a été écrit par Mark Gatiss, Moffat a clairement la sale habitude de séparer le Doctor et sa compagne. Si le temps d’un ou deux épisodes, ce n’est pas gênant, cela est en train de devenir un obstacle à la création d’une dynamique solide et des liens affectifs que l’on doit développer pour eux.
Malgré cela, l’épisode fournit pas mal en action. Si le point de départ pour ramener les Daleks est plus que discutable, l’histoire a l’avantage de fournir tout ce qu’il faut pour rétablir comme il se doit les ennemis du Doctor, en même temps que le développement de quelques jouets. Les scènes dans l’espace avec notre Time Lord face aux Daleks (multicolores ou non) se révèlent assez engageantes, bien que j’ai toujours préféré nos ennemis moins bavards (c’est sûrement pour cette raison toute particulière que ma préférence va aux Cybermen).
Victory of the Daleks est un épisode un peu trop manichéen, mais qui se révèle plaisant à suivre. La relation entre le Doctor et Churchill est entrainante, et l’ennemi juré du Time Lord a soigné son retour pour que celui-ci signe le début d’une longue série d’épisodes.


Épisode très agréable à suivre, pour sûr, cette saison est jusqu’ici d’un niveau fantastique. Bien évidemment, les Daleks ne pouvaient qu’être des bad guys (“receiving testimony, on”), et l’inventeur leur création, de sorte à, comme le dit Carole, retomber dans un manichéisme qui de toute façon DEVAIT être présent dans une histoire de Daleks
Une légère déception quand même, puisque l’épisode a beau être agréable, il n’est pas aussi énorme, aussi jouissif, que ce que j’attendais : ça reste plaisant, c’est tout. Mais il fallait réinstaurer la mythologie des Daleks de façon satisfaisante et crédible après la season finale explosif de 2008, c’est fait, et il fallait également laisser la porte ouverte pour le retour des Daleks (et même de retro Daleks, avec un changement d’apparence justifié, et ça fait plaisir qu’aucun changement ne soit brusque ou infondé
), peut-être pour le season finale qui sait ? En tout cas, l’épisode remplit son rôle, de divertissement et de mise en place d’éléments incontournables pour la suite, on passe un bon moment à le visionner, on pourra simplement regretter qu’il n’ait pas présenté le feu d’artifice espéré.