Doctor Who – Vincent and the Doctor (5.10)

Par • Publié le : 06/06/2010 à 15:31 • 7 commentaires.

Suite à un petit tour au Musée d’Orsay, le Doctor et Amy se rendent à l’époque de Vincent Van Gogh, pour l’aider à affronter un mystérieux monstre.

Doctor Who nous offre cette semaine son épisode consacré à la “figure artistique” de la saison, et c’est un peintre, Van Gogh, qui est cette fois-ci au cœur. La grande particularité – pourrais-je dire – est avant tout le nom de Richard Curtis au générique. Le scénariste de Blackadder et du Vicar Of Dibley, connu chez nous pour ses films (Four Weddings & A Funeral, Notting Hill, Bridget Jones’ Diary, and Love, Actually) écrit son premier scénario pour la série, mais qu’on soit bien clair dès le début, l’apport majeur qu’il fera sera la présence de Bill Nighy dans l’épisode.

Ainsi, le scénariste de Vincent and the Doctor aurait pu très bien être quelqu’un d’autre, car on ne peut pas dire que l’histoire va réellement réussir à se distinguer. Son point de départ est très simple : au Musée d’Orsay (où l’on n’entendra pas une voix française), Amy et le Doctor voient sur une fameuse peinture de Van Gogh une ombre et nous voici ainsi partis pour découvrir ce que cela dissimule.

Je ne suis pas une grande connaisseuse de peinture, et aucunement admiratrice de Van Gogh. Je peux comprendre l’admiration que l’homme peut susciter, tout particulièrement pour le Doctor (pour des raisons avant tout psychologique), mais tout cet aspect m’a littéralement laissé de marbre. La grande force du personnage de Van Gogh est sans aucun doute sa fragilité psychologique, due à de grandes périodes de dépression, ce qui permet alors d’éviter de tomber dans un portrait trop lisse et admiratif. Les interactions y gagnent en émotions et en complexité, et c’est sûrement l’un des points forts de l’histoire, même si ce n’est au fond que très peu approfondi.  Mais si on reste à la surface du sujet – c’est une série familiale, j’imagine que cela joue -, cela reste bien mieux traité que la relation entre le peintre et Amy.

Dans tout cela, l’intrigue va être d’une simplicité déconcertante,  ce qui n’est pas une critique en soi, si ce n’est qu’elle ne va trouver aucun moment pour s’affirmer. Au contraire, elle joue sur des enchaînements trop ordinaires, fournissant en termes de rebondissements et de mise en scène exactement ce que l’on pouvait prévoir. Des références au tableau de Van Gogh, en passant par le Doctor le poussant à en réaliser un fameux, jusqu’à la fade visite au Musée d’Orsay pour l’artiste, difficile pour l’histoire et le monstre qui va avec de se démarquer. La créature est d’ailleurs quelque peu anecdotique, la seule originalité étant que seul Vincent peut la voir. Cela a l’avantage de placer le Doctor dans une position désavantageuse, mais encore une fois, cet angle va être juste aperçu, alors qu’il y avait du matériel plus riche.

En bout de route, ce sont les petits détails (les affiches collées sur le Tardis volant en miettes après un voyage),  des lignes de dialogues par-ci par là (les évocations de Rory, ou le Doctor face à une Amy triste à la fin, ou tentant d’évoquer la santé de Van Gogh), et de beaux plans (celui du ciel devenant peinture) qui donnent de la saveur à l’épisode.

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Vos Commentaires

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  • Raphaël |

    Pour ma part, j’ai vraiment beaucoup apprécié cet épisode après la baisse de régime de trois précédents. Oui, l’intrigue est complètement téléphonée, mais ça ne plombe en aucun cas l’épisode, car les dialogues sont réussis, plein de détails font sourire, et une ivresse communicative est bien là, qui donne envie de se farcir tous les tableaux de Van Gogh :-) Richard Curtis a écrit cet épisode en se disant que Dr Who est une serie familiale, il a rempli son contrat.

  • akem |

    c’est vrai que c’est l’un des meilleurs. Je l’ai vraiment aimer et vous avez remarquer? Pas de faille, ni de silence…
    Enfin, j’ai vraiment accrocher du bon doctor who, avec des rires, de la tristesse, de la légèreté et (je sais pas si vous avez remarquer) tout plein de couleur. En même temps avec Van Gogh… J’aurais pas du arrêter les cours d’histoire de l’art, ça donne envie d’en savoir plus sur ses peintures.
    ps: avec l’histoire de l’alien qu’il était le seul à voir, j’ai cru un moment que ça nous expliquera l’histoire de l’oreille couper, mais bon ce sera pas pour cette fois ci.

  • akem |

    Juste une précision. Je pense que c’est parce que le tardis traduit qu’on entend pas de français dans le musée. C’est rare d’entendre d’autre langue sauf exeption (ex.:mort du tardis ou avec les judoons une fois). Mais y a surement une bonne explication, comme le fait que quand ils parlaient latin à Rome le tardis le transformait en gaélique

    • Carole |

      En effet, c’est un détail que j’ai parfois tendance à oublier mais disons qu’un petit gars avec un accent frenchie aurait été une touche sympathique. Surtout que le guide se nomme Doctor Black et l’accent de Bill Nighy ne laisse aucun doute sur le pays d’origine du guide qu’il incarne. Disons que j’avoue que j’aimerais que le Tardis n’influe pas trop sur les accents, on va dire cela ainsi :D

  • Lo |

    J’ai beaucoup aimé cet épisode. En général je ne suis pas fan des épisodes de la série consacrés à des artistes célèbres, parce qu’ils sont généralement anecdotiques et complètement à part de la saison, et impliquent une histoire simplissime pour laisser la place à la célébrité de l’épisode. Et c’est bien le cas ici.
    Mais l’ambiance était extrêmement bien réussie, avec cette impression un peu douce-amer que donne le mélange entre l’univers coloré et presque joyeux du lieu et des peintures, et la folie et le constant rappel du suicide imminent de Van Gogh.
    De toute façon on ne peut pas décemment cracher sur un épisode où Bill Nighy est présent, ça ne se fait pas. ^^
    Et la visite de Van Gogh au musée a complètement marché sur moi.
    Mais surtout pour moi, le meilleur point de l’épisode c’est le traitement de la disparition de Rory. J’ai trouvé que c’était une très bonne idée que Amy ressente cette très grande tristesse sans savoir d’où elle vient et sans même en avoir conscience. Et à cette égard, la scène finale où elle réalise que le temps ne peut pas être réécrit, en tout cas pas cette fois, et se met à pleurer, prend une tout autre dimension et en devient magnifique.

  • Drayke |

    Je ne m’y attendais pas du tout (Cf. commentaire de l’épisode précédent) mais cet épisode est pour moi l’un des meilleurs de la saison.

    L’intrigue de l’épisode n’est qu’un prétexte à mettre en avant l’émotion suscitée par l’histoire de Vincent et ses “nouveaux amis”. Dangereux mais réussi, et personne ne s’en plaindra.

    De plus Moffat n’a pas oublié Rory et c’est rassurant, je repars sur une note positive après cette saison qui me met le moral en dents de scie.

    Oh et merci Steven de ne pas nous avoir collé un crack in the universe flagrant, j’arrivais à saturation.

  • Celia |

    Pour faire court, j’ai revu cette épisode récemment et cet épisode fais parti de ceux qui d’une inextricable manière m’ont vraiment touché dans cette série.
    C’est fascinant de se rendre compte que le Docteur quelque soit sa réincanation peux être un personnages aussi emblèmatique et touchant. Il y a des épisodes d’une telle justesse que…Les émotions ne s’imposent pas d’elles même mais ce ressentent vraiment naturellement.

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