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Mercredi 4 avril 2012 à 9:58 | 14 commentaires | | | |

Sherlock – The Reichenbach Fall / La Chute du Reichenbach (2.03 – fin de saison)

par .

Moriarty fait un retour fracassant, entrainant Sherlock dans une salle de tribunal et le plaçant face à un jeu d’envergure. Le détective privé qui fait la couverture de la presse doit résoudre le dernier problème de son adversaire avant qu’il ne soit trop tard.

Pour le dernier épisode de la saison 2 de Sherlock, Steve Thompson s’inspire de The Final Problem (Le Dernier Problem). Le scénariste  déjà responsable de The Blind Banker ne s’est pas débarrassé de tous ces problèmes de rythme et de ces quelques passages prévisibles ; mais, aidé par le fait qu’il s’agit du dernier de la saison, il a plus d’une surprise dans son sac qui lui permet d’embrasser totalement l’esprit assez foutraque de Sherlock.

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En tout cas, la série a ses ficelles, tout particulièrement dans ses introductions, si on laisse la scène prégénérique de côté. Elle a aussi un sens de la mise en scène très développée, soutenu cette fois-ci par la caméra de Toby Haynes qui use de tous les petits trucs propres à la série avec une jolie habilitée. De quoi offrir à Moriarty une introduction à son image.

Le vilain est donc au cœur de The Reichenbach Fall posant « The Final Problem » à Sherlock Holmes, si ce n’est que ce dernier ne sait pas exactement de quoi il retourne. Avec ces deux esprits qui s’affrontent, le scénario part dans multiples directions histoire de mieux égarer. Les transitions d’une scène à l’autre sont majoritairement maitrisées pour laisser peu de répit au sein d’un épisode qui se déroule quand même sur trois mois.

Il s’agit ici avant tout de la chute de Sherlock qui commence officiellement après la mascarade de Moriarty, son procès et la rencontre avec la toujours charmante Katherine Parkinson (The It Crowd). Certains éléments sont alors habilement ou non laissés de côté (la gamine qui reconnaît Holmes ou ce que ce dernier a pu demander à Molly) pour offrir une fin plus haletante et où il faudra attendre la saison prochaine pour avoir les flashbacks ou les éclaircissements. Au moins, le dernier plan évite de trop tirer sur la corde du cliffhanger.

Mais, je vais légèrement trop vite, car il faut dire que l’épisode cherche à jouer sur tous les tableaux pendant un peu trop longtemps avant de réellement se concentrer sur ses duos. Celui formé par Sherlock/Watson est donc toujours à la hauteur avec cette fois-ci l’exposition d’une amitié qui ne peut être brisée. Benedict Cumberbatch et Martin Freeman sont encore une fois vraiment excellents et si le docteur offre toujours un peu d’humour, il n’est pas en reste quand le ton devient plus grave. Il est par contre un peu dommage de le voir parfois se faire manipuler trop aisément.

Si cet épisode réussit quelque chose, c’est peut-être d’éviter que Moriarty soit agaçant d’un bout à l’autre. Moins dans les excès, Andrew Scott se montre plus convaincant, même si les mimiques du personnage lui compliquent durement la vie quand il se trouve face à l’interprète de Sherlock. Il fallait en tout cas au moins cela pour que la rivalité entre les deux hommes gagne en profondeur et ne soit pas que le simple jeu d’un psychopathe puéril.

L’épisode parvient aussi  l’air de rien à montrer que cette seconde saison aura su subtilement étoffée ces personnages secondaires. Molly, Lestrade et Mycroft sont, en quelques scènes, devenus moins unidimensionnels et plus humains.

Bien que The Reichenbach Fall soit un duel entre Sherlock et Moriarty, l’ensemble, comme la fin le montre, repose avant tout sur l’amitié entre Holmes et Watson. Le détective n’a pas besoin d’un opposant, car c’est bel et bien son duo avec John Watson qui suscite le plus l’émotion et qui convainc de fermer les yeux sur les travers de l’intrigue.

Cette critique a été publiée une première fois le 16 janvier 2012.

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