A Very Syfy Christmas with Warehouse 13 et Haven

10 Déc 2011 à 9:42

En début de semaine, Syfy fêtait Noël en compagnie de ses séries, avec des épisodes spéciaux et indépendants de Warehouse 13, Haven et Eureka. Ne regardant pas cette dernière, je ne peux parler de la qualité de l’épisode en question, mais ne vous gênez pas pour le signifier dans les commentaires.

En tout cas, j’ai joyeusement ouvert le bal avec Warehouse 13, déjà plus ou moins préparée à l’épisode festif grâce à celui de l’année dernière – qui n’était pas mémorable. Ne partons pas défaitiste pour autant, car le miracle de Noël était au rendez-vous, la série nous délivrant un de ses meilleurs épisodes de 2011.

Si le début de The Greatest Gift est un peu bordélique, l’équipe créative ayant clairement des difficultés avec la mise en place, l’intrigue va vite se révéler bien plus ambitieuse que je ne m’y attendais.

En effet, Warehouse profite des fêtes pour nous délivrer un « et si ? » qui fait directement référence au classique des fêtes de fin d’année It’s a Wonderful Life et qui va laisser bien peu de répit à Pete. L’agent Lattimer a touché un artefact qui a pour conséquence de l’éliminer du monde. Sans lui, le destin des membres actuels de la Warehouse a pris un autre tournant et c’est MacPherson qui est à la tête du lieu.

Dans une série comme celle-ci, il est au moins aisé de pousser les personnages à plus ou moins accepter qu’il y a quelque part une réalité différente. En tout cas, Artie aide à légitimer sans aucun doute le concept, sachant de quoi il retourne.

L’épisode nous offre donc une sorte de retour au pilote, dans le sens où c’est à ce moment-là que Pete a joué sur le destin des autres et que leurs existences, sans lui, ont pris une tournure différente. Multiples références sont faites à travers les dialogues (H.G. Wells est beaucoup évoquée) et les objets. C’est bel et bien autour de ce qui lie les personnages que Pete construit son argumentaire pour pousser à l’action. La série réussit en tout cas à se montrer plutôt intelligente dans le développement de ce monde dans lequel Lattimer n’a pas existé et, effet de Noël ou non, la dynamique entre les personnages se révèle plus survoltée et efficace qu’à l’accoutumée. Le rythme est particulièrement effréné, nous plongeant rapidement dans l’action et ne s’arrêtant qu’au moment de la conclusion, qui sera dans le pur esprit de Noël.

La bonne humeur était donc clairement présente dans Warehouse 13, elle le sera un peu moins dans Haven. Les deux séries possèdent quelque chose d’assez similaire dans leur approche. Dans les deux, il n’y a bien qu’un personnage qui est conscient que les choses ont changé.

Dans le Maine, c’est bien évidemment Audrey qui voit sa ville célébrer Noël alors qu’ils sont en plein mois de juillet. C’est le début de bizarroland, car progressivement, les habitants vont disparaître et personne, sauf l’agent Parker, ne le réalise.

Haven rate aussi un peu son entrée, l’épisode a des difficultés à se lancer et rappelle vulgairement que c’est Noël pour tout le monde sauf pour Audrey. Les dialogues sont trop poussés pour que cela fasse naturel et il faut donc un peu prendre son mal en patience pour que l’histoire émerge enfin de tout cela ; il est aussi facile de savoir qui est le trouble et que voir Audrey mettre tant de temps à le comprendre dans la seconde partie de l’épisode peut se révéler frustrant.

L’ambiance se montre en tout cas plus oppressante, malgré Duke en père Noël qui vient un peu contrebalancer cet esprit peu festif. Ses échanges avec Nathan sont quant à eux particulièrement bons.

L’épisode avance et les décorations de Noël se font de plus en plus nombreuses, ce qui attire pas mal le regard sur le décor et qui en fait donne le jour à une étrange opposition – entre l’idée joyeuse de la fête qu’on veut nous vendre au début et les tragiques évènements qui sont en train de se produire.

Il faut dire qu’avec Silent Night, la série s’appuie avant tout sur une détresse émotionnelle qui est loin d’être exempte de cette fête. Comme il arrive parfois dans le show, toutes les idées de l’épisode ne sont pas forcément bonnes, mais l’ensemble réussit quand même à fonctionner et la disparition des habitants de la ville fait joliment monter la tension.

À l’arrivée, Haven délivre une conclusion assez similaire de celle de Warehouse 13, un rappel sur l’importance des gens qui nous entoure, si ce n’est qu’elle le fait de façon plus douce-amère.

Tout cela a tout ce qu’il faut pour plonger le téléspectateur dans l’esprit des fêtes et vouloir se retrouver en famille et/ou avec des amis. On n’attend plus que le Père Noël maintenant.

Tags : SyFy Warehouse 13 Eureka Haven moins...
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