Arrested Development

Now the story of a wealthy family who lost everything and the one son who had no choice but to keep them altogether.

Je crois qu’au cours de ces derniers mois, l’introduction d’Arrested Development fut une des phrases que j’ai le plus copiée, et sans grande surprise, j’ai terminé la série en la connaissant par cœur. Il va falloir du temps pour qu’elle s’efface de ma mémoire, maintenant.

Arrested Development raconte donc l’histoire de la famille Bluth, qui, après l’arrestation du patriarche pour fraude, se retrouve sans argent, et est alors en parti pris en charge par le fils ainé, Michael, seul membre un tant soit peu sain d’esprit, prenant la tête de l’entreprise familiale dans le but de la maintenir à flots.

Composé de 3 saisons, 53 épisodes, la sitcom s’est imposée dans le paysage télévisuel comme une référence, une œuvre « culte » qui a fait son chemin à l’aide d’un ton caustique, d’un style unique et d’un casting incroyable. Diffusé en son temps sur la FOX, on ne pourra pas reprocher au renard d’avoir fourni les efforts nécessaires pour aider le show à trouver son public, mais il faut bien admettre qu’il y a des limites à la générosité et au soutien, ce qui nous conduisit à l’annulation

Quand on s’attaque à une série à la réputation bien établie, après son arrêt, il serait mentir qu’on n’y va pas avec un peu d’appréhension. Le bruit qui circule est-il véridique ou exagéré ? Dans le monde télévisuel, il n’est pas si rare que cela de voir une série montée sur un piédestal qu’elle n’a aucunement mérité, alors que d’autres meurent dans l’indifférence totale, alors qu’elles auraient mérité meilleur traitement.

Autant être honnête, devant le succès de certaines sitcoms plus traditionnelles, j’avoue sur le coup avoir été un peu étonnée quand je me suis retrouvée devant AD. Dans le format court, le public a parfois tendance à préférer l’ordinaire. Il n’y a pas de critiques derrière cela, juste un constat. Et Arrested Development est tout sauf ordinaire. Les petits commentaires du narrateur, l’exubérance de ses personnages, son style mockumentaire, alimenté d’extraits d’archives tout du long de la série, ces moments totalement surréalistes, et une intrigue continue en ont fait sa force et sa faiblesse. Prendre un épisode au beau milieu, c’est être un peu inconscient. Le background des personnages est continuellement enrichi, les relations toujours développées, et les story-arcs s’étalent sur la durée, tout en s’imbriquant dans la trame générale, rendant la série loin d’être abordables, si elle ne fut pas prise dès ces débuts.

Tous ces points, s’ils peuvent repousser le spectateur de passage, sont exactement les raisons pour lesquelles le programme est si délectable. Je mentirais en disant qu’il n’y a pas de baisse de régime ou de mauvaise idée. Finalement, Arrested Development est avant tout une série qui s’apprécie sur la durée, imposant son originalité et son ingéniosité, pour mieux les exploiter tout du long.

À l’arrivée, Arrested Development à la chance d’appartenir à ce rare lot de séries qui mérite réellement toutes les louanges qu’elle reçoit, et qui finalement, ne gâchent aucunement le plaisir. Car il faut quand même noter qu’avant de la regarder, personne ne m’avait réellement dit ce que j’allais voir… On ne peut pas rêver mieux.

Pour en savoir plus sur la série, vous pouvez lire tous nos billets, critiques et articles sur Arrested Development.

avatarUn article de .
CaroleC
0 commentaire