Au Clair de Lune

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21 juin 2009 à 11:32
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clair de lune

Je n’ai pas forcément une grande affinité avec les vieilles séries. Si encore, on peut les appeler ainsi. En tout cas, il y a tellement de nouvelles productions que prendre le temps de se replonger comme il se doit, parfois, dans un show qui ne remonte qu’à dix ans n’est pas tâche aisée. Alors, avant…

Qui  plus est, il faut bien le dire, le temps passe et certaines oeuvres prennent un coup de vieux. Pas besoin de remonter bien loin dans le temps. Parfois, juste un an suffit. Et puis, deux, trois, quatre, cinq… les années passent et, soyons honnêtes, marquent. L’être humain comme un de ses miroirs, la télévision.

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Je ne crois pas qu’un classique ou qu’une série culte soit infaillible, mais il est sûr que, quitte à faire un bond dans le temps, autant s’atteler à des valeurs sures.  Suite à la relecture d’un article dans un vieux magazine, j’ai eu comme un déclic : et si, 24 ans plus tard, Claire de Lune était faite pour moi ? Il faut dire que tout ce qui y était écrit allait dans ce sens, cela respirait l’ingéniosité et le talent, et me donner réellement envie d’y mettre le nez dedans. Avec un atout en plus : malgré les années, la série reste incontestablement inimitable.

La première fois que j’ai vu des images de la série, c’était sur Téva, je devais zapper un jour de disette : Maddy et Addison se tapaient la discussion, tout ce qu’il y a de plus normal, jusqu’à ce qu’ils sortent du décor, et, qu’on voit les techniciens, tandis qu’ils continuaient leur baratin ! Autant dire, de quoi dérouter la jeune spectatrice que j’étais. Je fais partie de ceux qui croient qu’il y a un âge pour tout, selon son propre schéma. Parfois, la série passe à la télévision, et on a 10 ans. On ne regarde pas Oz à 10 ans. Ni Le Prisonnier. Enfin, si vous êtes moi. De même, on peut avoir entre 20 et 30 et ne pas avoir non plus l’envie, la volonté ou le coeur pour regarder certains programmes. Tout vient à point à qui sait attendre, si vous êtes doté de la curiosité nécessaire qui doit aller avec. On retrouve alors naturellement sa route, vers une œuvre qu’on n’était pas forcément prêt à aborder, ou trop jeune quand elle a vu le jour, qu’importe si on avait 12, 20 ou 30 ans quand on lui a tourné le dos.

Alors, voilà : quelques années plus tard, il semble que l’horloge a sonné et a décidé qu’il était temps pour moi de combler une lacune, que l’envie de voir Claire de Lune est arrivée à maturité et que le jour J était là.

Le temps de se procurer les épisodes, et me voilà devant un pilote d’une heure et demie, que je n’ai donc jamais vu. Vous mourrez d’envie de connaître le verdict, là, je le sens. Tout d’abord, Bruce Willis avait des cheveux, car, même si on n’a pas vu la série, on a bien entendu vu au moins des photos promos. Cybill Shepherd a juste vieilli, comme tout le monde (elle à la même quantité de cheveux, à la différence de Bruce).

Alors… Comment dire ? Tout simplement, c’était bien ! Vraiment bien ! Non pas que je sois en désespoir d’œuvre de qualité en ce moment, mais j’aime la sensation que certains programmes suscitent, ceux où l’on sent le talent, le fun, la légèreté et la réflexion en même temps. Ceux qui ne sont pas prétentieux, qui sont là pour divertir, et qui n’en sont pas moins intelligents. Avant tout dans ses dialogues, car n’allons pas dire que l’enquête menée par le duo de charme soit ultra abouti. Cette dernière est simple et sans chichi.

Il arrive d’allumer sa télévision, de regarder un classique, et de se questionner. Pourquoi le temps l’a retenu plus qu’un autre ? Peut-être qu’au bout de l’aventure, je me poserais cette question, que la série se perdra en cours de route, mais 24 ans plus tard, le pilote fait encore de l’effet, et réussit à conquérir un public qui mangeait de la purée de légumes quand sa diffusion a débuté. Le charme est toujours là, et l’envie de se plonger dans l’œuvre est plus que présente. Aujourd’hui, la loi du pilote est tellement rude que cela n’est pas assuré. Celui-ci, en 1h30, a plus que rempli les promesses. Je suis réellement conquise, et j’en suis, je dois bien le dire, heureuse.

Assurément, on se retrouve dans quelque temps pour un bilan de la saison 1.

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