Retour en 1995 cet été. Enfin, disons qu’entre la saison 2 de The X-Files et les deux premières de Newsradio, j’ai plus navigué entre 1994 et 1996, mais la majorité s’est déroulée en 1995, donc c’est un bon compromis. Par défaut.

Bref, comme vous pouvez le voir toutes les semaines, le visionnage de la saison 2 de The X-Files avance et, pour être franc, il est terminé, mais les publications s’étaleront jusqu’à la fin août avec un début de saison 3. Quoi qu’il en soit, je me suis dit qu’il fallait bien revenir un peu sur l’ensemble des épisodes, vu que je traite presque exclusivement des épisodes liés à la mythologie – à 2 exceptions près.

Globalement, si on excepte une gestion un peu pauvre, scénaristiquement parlant, de la brève absence de Gillian Anderson dans les débuts, cette seconde saison va se montrer supérieure à la première sur bien des points, et notamment sur ses loners. La mythologie explose vraiment, en particulier dans la seconde moitié avec des épisodes plutôt ambitieux, mais les Monsters of the Week n’étaient pas non plus en reste. Certes, les thématiques ne sont pas toujours innovantes ou intéressantes, mais le divertissement est présent la plupart du temps, même dans les épisodes dont j’avais gardé moins de souvenirs, à part Firewalker qui n’est juste qu’une nouvelle version de Ice de la première saison qui était déjà un hommage à The Thing. Et c’est dommage, car il y a Bradley Whitford en guest star.

Quoi qu’il en soit, si j’ai revu la première saison avec une certaine indulgence à cause de l’âge, j’ai apprécié que la seconde me permette de renouer avec le plaisir que j’avais à la regarder. Bon, d’accord, c’est faux, car j’ai 15 ans de plus et qu’elle a quand même vieilli et qu’il n’y a plus le plaisir de la découverte et plein d’autres raisons. Le fait est que la magie opère toujours à un certain niveau, certes différent, mais bien réel. Au moins, la nostalgie a pu se dissiper sans emmener avec elle mon envie de poursuivre dans le revisionnage de la série.

À côté de ça, j’ai finalement trouvé le temps de regarder les deux premières saisons de Newsradio, ce que je comptais accomplir il y a de ça tellement longtemps que… bref, ça date et puis voilà.

J’hésitais d’ailleurs à l’évoquer dans ces colonnes, car il y a un Pilote Rétro dans les cartons pour celle-là et je ne voudrais pas gâcher tout le plaisir de la lecture de la critique de ce premier épisode. Le fait est qu’elle ne sera pas publiée avant quelques mois, vous n’aurez donc pas l’impression que je me répète. De plus, ici, je ne délivre que mes impressions, enfin, après une petite présentation quand même pour ceux qui ne connaissent pas. Et il doit y en avoir, car Newsradio est connu pour être la plus populaire des sitcoms des ‘90s à n’être jamais entrée dans le top 25 – petite blague des fans, car elle a atteint la 26ème place, mais jamais plus.

Bref, c’est l’histoire d’une station de radio d’information new-yorkaise, ou plus d’une poignée de ses employés. La série est arrivée en replacement en mars 1995 sur NBC avec 7 épisodes et fut donc renouvelée. Elle dura 5 saisons, s’éteignant à la fin de la saison 1998/99.

Basiquement, avant que toutes les chaines cherchent à avoir leur nouveau Friends, elle voulait le nouveau Cheers, mais le créateur de Newsradio, Paul Simms, n’avait pas l’intention de tomber dans le concept et s’est attelé assez rapidement à imposer des différences. C’est ainsi que l’on évitera l’éternelle relation Sam/Diane qui semble encore trop souvent citée comme exemple ou contre-exemple, car elle a ses qualités et ses défauts.

Dave (Dave Foley), notre héros, directeur de l’information, va dès lors coucher avec Lisa (Maura Tierney), dès le second épisode mettant directement un terme à la storyline séduction. Une bonne chose, car cela offre à la série l’opportunité d’implémenter une dynamique entre ses personnages qui sortira quelque peu des sentiers battus de l’époque.

Mais passé ça, il faut bien avouer que la série, bien que possédant ses moments de génie, reste assez classique. Cela n’entame pas sa côte de sympathique qui se mesure à l’attachement que l’on développe pour le casting.

De mon côté, j’aime particulièrement le personnage joué par Stephen Root, Jimmy James, le propriétaire excentrique et plutôt joueur de la radio. L’égocentrique Bill MacNeal est également excellent grâce à son interprète, le regretté Phil Hartman. Khandi Alexander est malheureusement trop souvent sous-employée, mais est toujours surprenante, surtout que je ne m’attendais pas à la voir dans une comédie (même si je savais qu’elle jouait dans cette série !). Il y aussi Maura Tierney qui est une actrice avec laquelle je n’ai pas vraiment d’affinité, mais qui arrive ici à ne pas trop m’agacer, ce qui n’est pas forcément le cas d’Andy Dick. Pour les autres, je n’ai pas grand-chose à dire.

Donc, comme toute sitcom, on enchaîne les gags et Newsradio se défend convenablement, flirtant avec l’absurde (il semble que cela s’accentue dans la suite), et jouant avec les mots ou utilisant du slapstick. L’important, c’est que les épisodes se laissent voir avec plaisir et qu’on ne sent pas le temps passer.

Le fait est qu’au bout de la seconde saison, je n’ai pas de mal à comprendre pourquoi elle n’a jamais percé. C’est une sitcom de bonne facture, mais semble déjà exploiter son potentiel au maximum sans pour autant parvenir à devenir réellement mémorable. La suite me fera peut-être changer d’avis, mais on verra ça plus tard, car je vais probablement m’attaquer à quelque chose d’autre durant ce mois d’août.