Rescue Me – YAZ (4.13) (Fin de saison)

Je ne suis pas du genre marathon. Je lis régulièrement des gens qui disent qu’ils ont regardé telle ou telle série en un laps de temps assez impressionnant. Personnellement, je ne sais pas comment ils font (ou vous faites, car vous êtes peut-être pareil).

Le 11 février, j’ai fait un petit vote pour que vous choisissiez ma prochaine série à regarder. La semaine suivante, c’était Arrested Development qui était déclarée gagnante. Je profite pour dire que le dossier consacré à la série sera publié demain. Mais, moi, où j’en suis ? L’unique raison pour laquelle il n’y a pas eu de seconde édition à cette initiative et que je n’ai pas reparlé de la série depuis la saison 1 est, simplement, car je n’ai pas encore fini l’intégrale. Pour tout dire, j’ai achevé hier la saison 2. Entre les deux saisons, j’ai regardé autre chose. Il en sera de même entre la 2 et la 3. Cela évite que je me lasse, que je fasse overdose, que je m’ennuie. Je n’arrive pas à enchainer comme une accro qui a besoin de son fix. Je n’ai jamais fait une très bonne droguée, malgré le fait qu’il m’est très difficile de lâcher prise.

J’ai donc battu mon record personnel avec Rescue Me. Je me suis lancée dans un marathon Saison 3 & 4, dont je n’ai pas les DVDs (j’ai dû les emprunter à mon collègue de travail, c’est quand même bien de pouvoir taxer quelqu’un). Avec pour politique d’un DVD par jour, j’ai regardé la saison 3 en 4 jours. Les saisons sont composées de 13 épisodes, pour ceux qui ne suivraient pas la série (sauf pour la 5, qui en comptera 22, et apparemment il y en aura 18 pour la 6). Je fais une petite pause d’une semaine pour la saison 4, de maigre qualité comparée à la 3 (la seconde saison étant la meilleure de la série, c’est un fait). Quand je me suis lancée, j’avais décidé de ne pas faire de marathon pour celle-ci. Eh bien non, 4 jours plus tard, j’avais terminé.

Pour certains, cela ne représente rien. Pour moi, il s’agit d’une des premières fois où je m’avale autant d’épisodes d’une même série en un laps de temps si court. C’est assez significatif, et je pense ne pas être capable de le faire sur n’importe quelle série. J’adore Rescue Me, et même au plus bas, elle reste au-dessus du lot. J’aime ses personnages, leur façon d’affronter la vie, leur détachement autant que leur implication, le fait que rien, quasi rien ne les arrête, qu’ils sont au sol et capable de surmonter, d’aller de l’avant, de ne quasiment jamais se plaindre, d’être de gros connards, car c’est ce que beaucoup d’entre eux sont, mais qu’on les aime pour ce qu’ils sont. Cette série m’a fait apprécier des types de personnages que j’ai tendance à ne pas accrocher, que ce soit dans leur stupidité ou leur folie. Et tant pis si la storyline est foireuse !

Alors, oui, dans la vie, on ne peut pas cumuler à ce point les emmerdes, et pourtant, malgré cela, il y a quelque chose d’extrêmement authentique, que ce soit dans les relations entre les hommes ou dans les discours qu’ils tiennent. Le tout avec un paquet de femmes folles et colorées traversant la série – ou y restant.

J’entends parfois parler de certaines séries, et personnellement, je ne comprends pas l’enthousiasme que certains y mettent. Je crois honnêtement que je ne m’expliquerais jamais pourquoi Firefly est si aimé, je ne saurais pas dire comment une série comme Buffy est portée aux nues. Mais au fond, comment puis-je moi-même expliquer et justifier que j’aime Rescue Me ? C’est une série qui met en scènes des hommes, destinés avant tout à un public masculin, dans laquelle la femme a rarement le bon rôle. J’ai conscience de ses qualités, comme de ses défauts, de son côté parfois surréaliste, qui se mêle à un étrange réalisme.

Il existe sûrement des séries d’excellentes factures auxquelles je n’accroche pas. Je ne peux pas nier qu’elles soient de bonnes qualités. On ne peut pas tout aimer dans la vie. Rescue Me me fait rire et pleurer, m’émeut, m’énerve. C’est ici que se place la différence entre une excellente série et simplement celle qui me touche.

Et tout cela, elle le fait à sa façon, unique en son genre.

Baseball and life, one and the same. Everybody says that life is too short. Like, unless you get cancer, hit by a bus, or set on fire takes forever. Just like Baseball. Its a series of long, mind boggling boring stretches of time where absolutly nothing happends. So, anything can happen. Then, next to a little while, when that crisp crack bat hitting the ball, so crisp you can almost smell the wood burning. Jolts you awake and you open your eyes to see something so exciting and intrigate. Possibly very, very meaningful has just happend. But you missed it because you were just so god damn bored in the first place. Couple hot dogs, throw in some beers, the occational bullshit and thats that.

Lou – Yaz (4.13)