J’ai décidé de prendre mon clavier et de venir remplir un peu cet espace de la Writers’ Room qui m’est alloué. J’aimerais y poster un peu plus souvent, mais le temps me manque, car, contrairement à ce que les rumeurs laissent croire, je ne suis pas un surhomme, j’ai moi aussi besoin de repos.

Le sujet du jour me concerne, car je vais aborder « l’écriture de critiques de programmes tv », dans mon cas, ce sera uniquement les séries, mais d’autres traitent aussi bien les programmes de variétés que les jeux ou autres émissions de télé-réalités.

En France, ce n’est pas quelque chose de répandu et de reconnu, je dirais, du coup, il n’y a pas vraiment de To-do-list du bon critique ou encore de courant dominant sur lesquels on pourrait s’appuyer, non, il faut se créer son style et s’adapter au lecteur, ce qui ne veut pas dire : écrire ce que le lecteur veut lire. Autant être franc, ceux qui me demandent d’écrire ce qu’ils viennent lire n’auront jamais ce qu’ils voudront. Ils peuvent continuer à m’insulter (dans ce cas c’est supprimé), ou simplement à exprimer leurs avis (ça ce n’est pas supprimé). Le fait est que quand je lis certains commentaires assez énervés sur ce que j’ai écrit, je suis souvent étonné, car après tout, si l’on n’est pas d’accord avec ce que j’écris il n’y a pas de quoi en faire un cirque, ce qui me laisse penser que mes mots ont plus de valeurs que je ne pouvais le croire. C’est bon pour mon égo, allez-y, insultez-moi !

Plus sérieusement, je lis beaucoup ce qui se passe en Angleterre et aux États-Unis, car on regarde les mêmes programmes, mais nos différences culturelles font que l’on n’apprécie pas forcément les mêmes choses, et que l’on n’aborde pas de la même façon certaines thématiques. Bref, ceux qui se vexent parce que j’ai dit que Robin Hood était une série sympathique, mais n’offrait pas plus qu’un divertissement limite convenable en saison 2 ne doivent surtout pas lire ce que les Anglais écrivent. C’est assez simple, ce que sur Critictoo nous appelons quelque chose de moyen, les Anglais vont souvent qualifier ça de nul, tout simplement. Les critiques britanniques sont sans pitié, et si je n’ai jamais rien eut de gentil à dire sur la très mauvaise Bonekickers, outre-Manche cette série a provoqué une déferlante de critiques purement haineuses. Oui, c’est pourri, mais eux, non seulement ils l’ont répété encore et encore, mais en plus, ils n’ont eu de cesse d’utiliser les facilités qu’offrent leurs langues pour traîner le cadavre encore chaud de cette série dans la boue. Rien n’était assez méchant, visiblement.

Je n’ose pas imaginer si ici même nous utilisions le même genre de propos.

Aux États-Unis, c’est assez différent, car là-bas, ils sont tous plus ou moins des braves gens. Ils ne veulent pas se fâcher, donc ils n’emploient que rarement l’attaque frontale, préférant abuser de métaphores à double sens afin de toujours laisser une petite ouverture pour s’échapper. Certains osent plus que d’autres, mais rares sont ceux qui seront francs dans leurs idées et dans leurs mots.

En France, c’est tout ou rien. En gros, ce que j’ai pu constater, c’est qu’en général, la masse a toujours raison et l’on aime prendre des cibles faciles. Tout le monde parait vouloir tirer dans la même direction, et surtout, rarement regarder en arrière, on ne sait jamais ce que l’on pourrait y trouver. À Critictoo, nous sommes plutôt indépendant, c’est dans notre nature, nous n’arrivons pas à nous fondre dans quelconque communauté, du coup, on ne suit que notre courant, tentant de rester un maximum objectif. On n’a pas forcément raison, mais on tient nos positions et on essaie de promouvoir nos coups de cœur. Le plus dur pour moi c’est de tirer un trait franc sur un programme. Par exemple, Survivors. J’ai écrit une critique qui est, je trouve, moyennement positive. Je ne voulais pas me prononcer définitivement sur la série alors que le pilot ne fait que de la mise en place, mais j’aurais pu dire que je me suis franchement ennuyé. Après coup, je me demande pourquoi je ne l’ai pas fait, surtout après avoir lu une critique britannique qui a taillé en pièce cet épisode, j’ai trouvé qu’en fin de compte, j’ai été vraiment trop sympa, mais ça, c’est parce qu’il y avait Freema et Max Beesley, j’ai mes faiblesses  et elles ne se nomment pas Julie Graham, pour sûr !

Bref, avec Carole, on échange nos avis et on essaie de fixer ce qui est bon et mauvais dans notre façon de faire. Dernièrement, on a décidé qu’il serait bien de tenter d’être moins modéré, car de toute façon, les insatisfaits continueront à se taire ou à nous insulter.

Insultez-moi !