Breaking Bad est bientôt fini, bitch !

28 Sep 2013 à 12:20

Breaking Bad

Dimanche soir, AMC diffuse l’ultime épisode de Breaking Bad. Si quelqu’un m’avait dit lors de son lancement que j’attendrais ce moment avec une impatience particulière, un mélange de stress et d’excitation, curieuse de découvrir comment Vince Gilligan a conclu sa série – et totalement confiante que le résultat sera à la hauteur –, je ne l’aurais pas cru.

Retour alors en 2008. Fabien et moi avons toujours eu un « excellent » timing et c’est donc en toute logique que Critictoo a vu le jour en ce début d’année – soit en pleine grève des scénaristes. AMC lance en janvier de cette même année Breaking Bad et, soyons clairs, il était difficile de passer à côté vu qu’il n’y avait franchement pas grand-chose à regarder à cette période.

C’est tout naturellement que je me retrouve devant la série qui va nous raconter le parcours de Walter White, présenté comme un type bien qui va mal virer pour devenir cet homme que l’on peut autant admirer que détester – ce « méchant » du petit écran. En toute honnêteté, Walt était au mieux ce que j’aurais qualifié de brave gars, un père de famille qui avait arrêté de se battre dans la vie et qui, honnêtement, faisait peine à voir sur certains aspects.

Mais voilà, Walt va se faire diagnostiquer d’un cancer et les choses vont changer. Enfin, d’une certaine façon, car à mes yeux, l’évolution de Breaking Bad d’un point de vue qualitatif sera aussi progressive que celle de son personnage phare. D’ailleurs, au départ, je me plaignais beaucoup : de la stupidité de Walt et Jesse ; du comportement insupportable de Sky ; du développement de la storyline du cancer qui n’était pas vraiment ce que j’en attendais pour être honnête. J’aimais bien Hank et je ne cessais de lancer des fleurs à Aaron Paul – que je découvrais, n’ayant pas vu Big Love. Narrativement parlant, le show possédait un rythme lent, les personnages passaient d’un extrême à l’autre et nous allions avoir notre dose de moments métaphoriques qui trouve peut-être son apogée avec The Fly (3.10).

Breaking Bad reste une série qui aura toujours eu bien des qualités dès ses débuts, à commencer par des acteurs de talent et une équipe de scénaristes capable déjà de surprendre et de faire preuve d’une certaine dose d’ingéniosité. Le décor d’Albuquerque aidait encore plus à s’immerger dans cet univers.

Au départ, ce n’était donc pas gagné, peu aidé par une grève, une première saison incomplète et une seconde qui doit se reconstruire en conséquence. Il y avait de quoi justifier de continuer à regarder même si je ne la trouvais pas particulièrement addictive. Son univers prendra doucement forme, la saison 2 se présentant alors comme pivot dans ce processus, avec l’introduction de Saul et de Gus et la fin de Jane. Après cela, c’est comme si nous étions dans un train qui ne peut plus s’arrêter, une accélération qui a commencé sans que l’on s’en rende compte, augmentant continuellement depuis la saison 3.

D’une certaine façon, tandis que la carrière de Walt évoluait, on peut dire que le style de Critictoo se développait en parallèle. Nous n’avons pas dissolu un cadavre dans de l’acide fluorhydrique, mais alors que notre fameux duo a passé des heures à fabriquer de la meth et à tenter de se sortir des pires situations, nous avons écrit (pour améliorer la qualité de notre produit) et passer des heures à se sortir de problèmes techniques. La série télévisée ne crée pas d’addiction, à la différence de la marchandise fabriquée par Walt et Jesse, mais Breaking Bad est devenu un véritable pilier du site, pour nous et pour vous, nous menant à aujourd’hui.

Quand une série est lancée, il est impossible de déterminer comment elle va tourner. On peut l’adorer dès ses premières minutes et puis lâcher prise trois saisons plus tard, car elle aura perdu toute sa pertinence. À l’inverse, elle peut démarrer doucement pour aboutir sur une œuvre aussi maitrisée qu’admirable et importante. C’est l’un des aspects les plus fascinants du petit écran et Breaking Bad en est une merveilleuse illustration. Je n’aurais jamais pensé qu’on en arriverait là, mais nous y sommes et qu’importe toutes les séries qui peuvent revenir dimanche soir à la télévision américaine, c’est la fin de Breaking Bad ; c’est la fin de 5 années et 8 mois qui se seront déroulés en parallèle, pour un total de juste 62 épisodes. Je peux déjà en imaginer rattraper le show en un laps de temps bien court, vivre à la vitesse de l’éclair la transformation de Walt, comme un gros coup de poing ou alors venir dire que ce n’est pas aussi bon qu’attendu. Qu’importe, Walter White, Jesse Pinkman, Hank Schrader appartiennent déjà au panthéon de ces grands personnages télévisés, à avoir marqué de nombreux téléspectateurs – dont moi, et je ne l’aurais vraiment jamais deviné au départ.

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