Il me semble avoir écrit à plusieurs reprises que, cette année, la mi-saison démarrait assez tôt. Ce n’est pas faux, mais, étonnement, nous devons attendre jusqu’à la fin du mois avant de pouvoir pleinement profiter d’une grille complète. Cela laisse donc un peu de temps libre et, pour le coup, j’en ai profité pour regarder cette semaine la première saison de Seinfeld. Oui, l’effort ne fut pas énorme, puisqu’il n’y a que 5 épisodes, mais me voilà quand même à vous en parler.

Tout d’abord, ce n’est pas mon premier contact avec la série. Je l’ai suivi durant sa plus grosse partie, mais, à l’époque, j’étais dépendant de la programmation des chaines françaises, comme tout le monde quoi. D’ailleurs, il y a beaucoup de séries que je n’ai pas découvertes via l’épisode pilote. Un jour, ma télécommande à la main, je zappais et je me suis retrouvé sur une série à laquelle j’ai accroché. Je suis revenu la semaine suivante et ainsi de suite. Je suis persuadé qu’il y a encore du monde qui découvre des séries par pur hasard, car ce n’est pas une chose qui doit absolument être calculée.

Peu importe. Le fait est que je n’avais pas souvenir d’avoir vu les rediffusions des premiers épisodes. Oui, je regardais les rediffusions aussi. C’est fou tout ce que je ne fais plus aujourd’hui. Bref, Seinfeld n’est pas une série qui est connue pour avoir démarré sur les chapeaux de roue, bien au contraire. J’ai d’ailleurs écrit une critique du pilote – pour la catégorie des pilotes rétro – qui revient un peu là-dessus, et vous pourrez probablement la lire d’ici… disons au maximum 6 mois, je ne préfère pas m’engager là-dessus, le planning n’est pas encore fait jusque-là.

Je diverge, désolé.

Donc, les 5 premiers épisodes offrent une légère plongée dans l’univers de Seinfeld, mais tout est un peu off. Cette (très courte) saison contient quelques bons bouts d’humour, mais la série n’a pas encore trouvé son rythme de croisière. Les personnages n’ont pas la même réactivité, et j’irais presque jusqu’à dire qu’ils sont trop gentils. En fait, je le dis.

Aujourd’hui, une série n’a plus vraiment le droit de prendre le temps de trouver son rythme, mais pourtant, la sitcom est un genre très demandant question ajustements. Rares sont les comédies qui trouvent leur timing comique dès les premières minutes, car la distribution doit apprendre à fonctionner comme un ensemble. Pour le coup, vu qu’aujourd’hui on demande à une série de délivrer immédiatement tout ce qu’elle a, beaucoup de sitcoms sont mises entre parenthèses par les spectateurs. Étonnement, la majorité parvient à s’en sortir et à finalement arriver au point où elles peuvent enfin délivrer ce qu’on attend d’elle. C’est la magie de la programmation, offrir un lead-in convenable permet de faire affluer les spectateurs assez longtemps.

Seinfeld n’offre donc pas un début des plus excitants, mais vu que j’ai vu la suite, je sais que ça va changer et je vais donc continuer à combler les trous de mes précédents visionnages et, par conséquent, je vous en reparlerai prochainement, peut-être pas dans l’immédiat cependant, car j’ai pas mal de choses sur le feu, il faut que je vois ce que je vais privilégier.

En attendant, avant de vous quitter, et pour rester sur le sujet des sitcoms qui ont mis un peu de temps à trouver leur rythme, n’oublier pas que Parks & Recreation revient la semaine prochaine et si elle poursuit sur sa lancée, elle pourrait bien être arrivée à son point d’excellence. Mais on en reparlera.