Si vous n’avez pas encore vu les deux premiers épisodes de Game of Thrones, et que vous avez évité les spoilers, je vous conseille de passer votre chemin et d’aller visionner avant de revenir me lire.

Pour les autres, vous savez de quoi je vais parler : de dire wolves.

Certes, ces « loups » taille adulte sont très loin du gabarit du petit chiot tout mignon, mais l’adjectif – quand ils ne sautent pas sur quelqu’un pour faire couler le sang – traverse facilement l’esprit. Ce principe ne les touche pas qu’eux, mais beaucoup de créatures à pelage.

L’animal occupe une place particulière dans le cœur du téléspectateur – cinéma ou séries télévisées. Ainsi, il est bien connu que si vous avez dans le même film un enfant (voire bébé) et un chien, ce dernier a une chance de survie plus importante que le petit homme. Derrière ce phénomène se cache peut-être la banalisation d’une certaine forme de violence envers l’être humain, mais qui reste pénible (car non accoutumée) quand il s’agit de nos amis à quatre pattes.

Ce qui m’amène à Game of Thrones. Les dire wolves ont rapidement attiré l’attention, ne serait-ce que parce qu’ils sont beaux – ce n’est pas moi qui vous direz le contraire. Dès le départ, la série ne va pas y aller par quatre chemins pour offrir à certains d’entre eux un destin plus compliquée. Ainsi, à la fin du second épisode, un dire wolf a dû disparaître dans les bois pour échapper à son destin funeste – qu’un autre a rencontré à sa place.

Et, là, c’est le drame ! Comment ont-ils osé ? Les foudres s’abattent sur la série par des spectateurs américains choqués qu’on puisse tuer un dire wolf (ou en tout cas, une aussi belle bête qui n’avait strictement rien fait).  L’idée qui accompagne cette critique est qu’il peut se passer tout ce qu’ils veulent à côté, mais qu’éliminer une de ces créatures n’est pas totalement acceptable. J’admets que c’est quelque peu extrême, mais je mentirais en disant qu’une partie au fond de moi ne fut pas touchée par ce triste sort (n’était-ce pas le but ?).

Seulement, cet évènement arrive quand même après un autre majeur ayant conclut le pilote : Bran est poussé dans le vide dans le but d’y trouver la mort par Jamie Lannister ! Le fils Stark a 10 ans, et si la faucheuse ne l’a pas eu, c’était quand même l’intention première. La scène n’a pas suscité de réactions aussi vives alors qu’elle est bien plus monstrueuse. Il y a de l’empathie chez Eddard Stark quand il doit passer à l’acte, un sentiment que n’a pas Jamie Lannister au moment où il agit (ou après).

La fantasy offre une place de choix aux animaux. Chaque famille dans Game of Thrones se place sous le signe d’un animal, y ajoutant un symbolisme propre à l’histoire – certes, pas unique à la série, mais qui s’inscrit dans le propos. C’est un emblème mais bien plus encore. En deux épisodes, les bêtes à quatre pattes ont affirmé leur valeur de façon plus forte que d’autres protagonistes dans le show. On ne peut pourtant pas dire qu’ils furent particulièrement présent.

Surtout, les réactions (extrêmes quand même) confirment qu’ils sont des personnages à part entière. De par ce fait, il n’y a pas de raison qu’il soit plus épargné que les autres juste parce qu’ils sont plus mignons. Après tout, ils sont aussi capable de mordre. Il y a du monde destiné à mourir dans cette série, et Lady a gagné sa place parmi les évènements marquants et les pertes tragiques.