En avril dernier, j’écrivais dans la conclusion de ma critique du pilote (rétro) de Northern Exposure « Cela fera bientôt 10 ans que je ne l’avais pas vu et j’avoue que ça me donne envie de replonger dans la série (surtout que je ne l’ai jamais terminée…). » et j’ai donc profité d’un peu de temps libre durant le mois d’aout pour agir là-dessus. Concrètement, j’ai revu la première saison qui ne fait que 8 épisodes.

Revoir une série est une sorte de prise de risques moyennement contrôlée, surtout quand le dernier visionnage commence à réellement dater. Revoir le pilote a ramené les bons souvenirs, mais si j’avais arrêté de regarder la série, c’est qu’il y avait une bonne raison. En général, quand j’arrête c’est parce que c’est mauvais ou que j’ai perdu mon intérêt. Enfin, à l’époque, je regardais ça lors d’une actuelle diffusion sur une chaine française, ce qui veut dire que la déprogrammation ou le changement de case horaire entraient également dans la balance. Aujourd’hui, je n’ai plus ce problème, ne recevant plus la télévision. Il me semble d’ailleurs que, par chez moi, on est passé au tout numérique, mais vu que je n’ai pas tiré de câble antenne jusqu’à la télévision, ça ne change rien.

Bref, revoir cette première saison m’a rappelé ce que j’aimais dans Northern Exposure, mais ce qui a fait que j’ai lâché l’affaire sans véritables regrets n’est toujours pas très clair. J’ai remarqué que revoir pratiquement une décennie plus tard une série était souvent étrange, car en vieillissant, on voit simplement les choses différemment, mais surtout, on doit confronter – pour le meilleur ou le pire – la vérité à nos souvenirs souvent enjôleurs. Le fait est que j’aime les personnages, les acteurs, l’ambiance, et l’écriture, mais il y a un petit quelque chose qui fait que j’ai fini par ne plus m’intéresser.

Je crains que malgré l’attachement que j’avais avec les personnages, ça n’a pas été suffisant pour je sois resté captivé sur la longueur. Dans les 8 premiers épisodes, tout n’est pas à garder, mais c’est un début de série convenable. Il est possible que, par la suite, la prise de risques scénaristiquement parlant ne fut pas suffisante à mon gout, car j’aime bien qu’il y ait un peu de challenges occasionnellement. La routine, c’est bien dans certaines limites, car jouer la sécurité en permanence n’apporte pas grand-chose. À Cicely, la vie peut être dangereuse, surtout pour quelqu’un comme le Dr. Fleischman (Rob Morrow), même si déjà à la fin de la première saison il s’est acclimaté à beaucoup de choses.

Il va probablement falloir que je poursuive le visionnage pour savoir si je finis par oublier de la regarder au bout d’un moment. La réponse au problème a peut-être déjà été donnée plus tôt, j’étais peut-être trop jeune pour réellement apprécier tout ce que la série avait à offrir. Ayant vieilli, je suis plus sensible à certaines thématiques qui, quand on a 18 ans, n’intéressent pas toujours.

Dans un autre genre, j’envisage de revoir Game On, une sitcom que j’adorais, mais je crains qu’avec le temps elle ne me fasse plus autant rire. Je me souviens que la fin n’était d’ailleurs pas franchement marrante, mais les débuts étaient hilarants. On en reparlera peut-être.