Comme beaucoup de monde, arrivé au jour de l’an, je me suis fixé des choses à changer, car il n’y a rien de mieux que le changement pour éviter que Critictoo devienne ennuyeux, enfin, surtout de mon côté, du votre, je ne sais pas.

Quoi qu’il en soit, comme Carole le disait dans son billet magnifiquement intitulé 2011 en résolutions : « réduire le nombre de mauvaises séries et en profiter pour en voir des bonnes ». Attention, il ne faut pas lire « arrêter de regarder de mauvaises séries », parce que franchement, ça enlèverait une grande partie du plaisir qu’il y a à regarder des séries. Il n’y a pas de mal à voir un show qui n’est pas défini uniquement par sa perfection – cette dernière étant d’ailleurs plus une question survolée qu’approfondie, mais ce n’est pas ici le sujet.

J’ai donc commencé l’année remonté à bloc. Première manœuvre effectuée sur mon planning : ne pas reprendre No Ordinary Family. Ce ne fut pas dur, je dois tristement l’avouer. Je voulais l’aimer, mais non, ça ne s’est pas fait. Je lui ai laissé plus d’une chance de prouver qu’elle pouvait dépasser le ABC qui était en elle, mais non. Dommage.

Autre résolution de l’année, faire un peu évoluer ma participation dans cette Writers’ Room et faire de cette partie « blog » un espace plus orienté sur mes visionnages. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’un tiers des articles que j’ai écrits pour cette colonne n’ont pas été publiés. Trop mauvais, trop énervés, pas assez pertinents. J’ai écrit sous une mauvaise impulsion et j’ai préféré jeter à la poubelle ce genre de choses. Mon idée est donc d’essayer d’éviter de perdre autant de temps durant 2011 à écrire des textes pour rien en n’essayant pas d’être forcément pertinent. Je m’enlève cette contrainte et ça devrait déjà aller mieux.

Pour commencer, parlons The X-Files. Déjà, mauvaise nouvelle pour les quelques lecteurs de mes critiques hebdomadaires, la semaine prochaine, c’est terminé. J’arrive à la saison 4 et plus le temps passe, et moins il y a de lecteurs. Du coup, je ne peux plus écrire autant de textes sur le sujet, car, à ce rythme, je serais tout seul à les lire une fois à la saison 6. J’exagère un peu, je suis sur de pouvoir divertir quelques dizaines de lecteurs une fois atteint ce stade, ce qui n’est d’ailleurs pas loin de l’état actuel des choses. C’est triste, car il y a quelques années (plus de 10), on était beaucoup à la regarder, je pensais qu’il y aurait plus de monde pour le voyage, mais il semble que non.

Enfin bref, hier j’ai regardé Home, que vous connaissez peut-être sous le titre La meute. La triste constatation qui précède me laisse penser que vous ne savez pas nécessairement de quel épisode il s’agit, donc, voilà le pitch : Mme Peacock donne naissance à son fils que ses autres fils vont gentiment enterrer au fond du jardin. Malheureusement, quelqu’un le retrouve et le FBI est appelé. Toudoudoudou doudou (générique) Mulder et Scully vont avoir l’immense plaisir d’enquêter sur le bébé le plus difforme qui soit, car les Peacock, et bien, ils n’aiment pas les étrangers et font leur cuisine entre eux, si vous voyez ce que je veux dire. Pire, papa il est mort, alors les fistons ils s’occupent de TOUT.

La consanguinité n’est pas un sujet facile à aborder pour des gens civilisés comme nous qui sommes révulsés à sa simple évocation. Cela dit, les Peacock qui donnent un sens bien particulier au mot famille, eux, ils ne voient pas les choses comme ça et, d’ailleurs, être autonome est également un terme qu’ils aiment pousser à l’extrême.

Basiquement, malgré le fait que Mulder et Scully possèdent un humour très noir dans cet épisode, histoire de détendre l’atmosphère, Home est juste quelque chose à part. On a longtemps parlé de la violence et de l’aspect horrifique de la série, mais, pour moi, ce n’était rien avant cet épisode. On peut facilement comprendre pourquoi FOX ne l’a pas rediffusé. Malgré ça, cela reste un très bon épisode qui, même s’il n’est pas forcément facile à regarder, nous donne du X-Files comme on en attend. Je suppose que c’est pour ça qu’il reste très populaire auprès des fans.

Une chose est sûre, si The X-Files était actuellement en production, ce scénario n’aurait probablement jamais été produit. On peut presque en être reconnaissant, car le voir en HD doit être une expérience encore tout autre.

Je ne vais pas dire que je suis content que la violence ait trouvé des limites plus restreintes sur les networks US, car ça serait faux. Je pense que ce que des séries comme The X-Files et même Millenium, autre show créé par Chris Carter dont la violence fit également beaucoup parler, accomplissaient à l’époque n’était pas gratuit et, de ce fait, méritait d’être traitée sans édulcorant.

Aujourd’hui, c’est une autre histoire, un peu triste, mais 9/11 changea tellement la télévision (et la société) américaine qu’il faudrait creuser la réflexion assez loin pour arriver à vraiment faire le tour de la question.

Donc, je vous attends mardi prochain avec la dernière critique de The X-Files. Soyez nombreux, histoire de marquer le coup. De toute façon, je ferais une sorte de bilan une fois que j’aurais atteint le bout de la saison. Je ne sais pas trop quelle forme cela prendra, mais je vais faire un effort pour compenser l’absence de critiques.

Scully: I baby-sat my nephew this weekend. He watches « Babe »  fifteen times a day.
Mulder: And people call me « Spooky ».