House of Lies House of Lies et la triste vérité de son début de saison

Mercredi 1 février 2012 à 8:30 - 2 commentaires

House of Lies et la triste vérité de son début de saison

 House of Lies et la triste vérité de son début de saison House of Lies et la triste vérité de son début de saisonpar Fabien.

Lancée en janvier sur Showtime, House of Lies a donc déjà atteint le premier tiers de sa saison. N’étant pas vraiment convaincu qu’il y a matière à poursuivre, je me suis dit que ce n’était pas une raison pour ne pas parler de ce qui ne fonctionne pas.

House of Lies est une comédie avec Don Cheadle. Il joue Marty Kaan, un consultant en management qui, avec son équipe, intervient auprès de grosses compagnies en période de crise ou durant une évolution majeure. Concrètement, d’après ce que les premiers épisodes ont montré, ils ont pour but d’apporter une solution qui satisfait tout le monde, mais eux sont surtout là pour persuader les clients qu’ils sont indispensables et, donc, qu’on doit les engager sur le long terme et les payer en conséquence.

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Dans chaque épisode, Marty doit encourager ceux qui l’emploient à aller dans son sens, et il y parvient sans problème. Le souci premier de la série à ce niveau pour moi est que, peu importe s’il y arrive ou pas, Marty est juste plus malin, clairement. Il doit simplement trouver l’angle et convaincre le client que c’est merveilleux. Il est bon, donc c’est indiscutable. Dans l’épisode 4, il va même jusqu’à faire croire à celui qui l’engage que ce qu’il fait, c’est pour son bien et il doit le remercier pour ça, alors qu’il le pousse vers la sortie. Si ça n’avait pas été le cas, ça n’aurait rien changé pour moi, étant donné que ce client, comme les autres, n’était qu’un pigeon avec de l’argent et un complexe de supériorité. La psychologie ne va pas loin et les intérêts des personnages sont toujours secondaires. Ce que Marty fait n’a pas d’impact, car il ne se sent pas spécialement concerné par autre chose que par ce que lui en retire, et ça, c’est en général peu. En gros, il vient avec ses trois ombres, se retrouve face à un challenge moyennement compréhensible, le résout, repart.

Au milieu, il y a beaucoup d’air de brassé et les trois associés de Marty, Jeannie, Doug et Clyde remplissent le vide avec des dialogues répétitifs et plus ou moins sans conséquence sur quoi que ce soit. Clyde fait son séducteur ; Doug a des insécurités qui l’empêchent d’être le tombeur qu’il voudrait être ; Jeannie sert de compas moral et a des conflits personnels sans intérêt. Marty n’est pas totalement unidimensionnel, mais c’est uniquement parce qu’il est le héros et son univers est ainsi légèrement développé – la famille et l’ex-femme sont sous-exploitées, mais bien réelles.

L’humour là-dedans est faible, sans surprise. L’ambiance est tout de même légère, bien que souvent trop monotone. Les gimmicks de réalisation présents dès le pilote sont à présent bienvenus, car s’ils étaient agaçants au départ, ils apportent désormais une pointe de spontanéité.

A mon avis, tout ceci pourrait être facilement corrigé, puisque ce n’est que le début de la saison et quelques ajustements scénaristiques peuvent aisément être implémentés. Malgré tout, je n’en ai simplement rien à faire de Marty, encore moins de ses collègues, et je ne parle pas de ses clients. Concrètement, chaque épisode passe sans laisser de trace et je pense donc m’arrêter là pour le moment. Je donnerai peut-être à House of Lies une seconde chance plus tard, si j’en ai le temps ou l’envie.

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  • Edouard

    La série est sympathique mais c’est vrai que les intrigues sont assez répétitives et que le schéma narratif est classique: dans tous les cas Marty (joué par un excellent Don Cheadles) résout le problème (trop?) facilement.

    Cependant, la série dispose d’un bon potentiel et offre des situations plutôt réussies (par exemple la scène où Kirsten Bell se fait masser les pieds). Je vais donc continuer la série car c’est un divertissement sans prise de tête qui permet de se changer les idées.

  • gégé

    Je pensais la même chose au début de Breaking Bad, et me voilà au début de la saison 4.

    Une série peut, en un épisode, me toucher tellement que je continuerai à la regarder en espérant tomber sur un autre épisode de la même qualité.

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