Mr. Monk

Et voilà, un de plus ! Encore un message pour dire adieu à une série. Cela commence à devenir presque routinier. Il faut croire que nous ne sommes pas seulement à la fin de la décennie, mais également à la fin d’une ère. Pas celle d’USA Network qui est sur la pente montante depuis quelques saisons et qui s’est bien installée au top, et cela commença avec Monk.

Donc, Monk c’est une série qui parle d’un détective plein de tocs et qui est simplement le meilleur. Pour lui, cela a commencé à sa naissance, pour nous, en 2003 (en 2002 pour les américains), bien qu’en réalité, la série trouve sa base il y a 12 ans, quand Trudy, la femme de Monk, s’est faite assassiner. Après ça, il a dû quitter les forces de police et a remonté doucement la pente avec son assistante, Sharona. On prend l’aventure en cours, 4 ans après le drame.

Voilà pour la brève présentation des débuts. Pour en revenir à USA Network, et à ce que Monk a fait pour la chaine, il faut observer le modèle de série qu’elle programme. Comprendre la Character Welcome Touch. Chaque série se centre autour d’un personnage fort qui possède un entourage qui le complète et l’aide à avancer. Pour Monk, c’est indispensable et cela a bien participé à développer l’univers de la série et son côté attachant.

Ça, c’est à la base, mais si j’ai regardé les 8 saisons de la série, ce n’est pas juste parce qu’au départ j’ai aimé le détective et ses amis, mais aussi parce que c’est une bonne comédie. Certes, la saison 5 s’est complètement ratée là-dessus, mais après le niveau est bien remonté. Le plus gros défaut du show a été à un moment de s’apitoyer trop sur son héros et d’utiliser sa différence pour l’humilier. En vérité, Monk est quelqu’un d’atypique, mais c’est un être humain comme beaucoup d’autres, enfin, peut-être pire. Il est plutôt impossible à vivre et est complètement égocentrique. La pauvre Natalie en a bien bavé à s’occuper de lui.

Mais en fait, plus il est exécrable et meilleur les épisodes sont. Comprendre que moins il ne s’intéresse à résoudre une affaire, privilégiant ce que lui préfère faire, et plus les dérives comiques sont efficaces. Voir Monk forcé de venir en aide à quelqu’un qu’il méprise est assez monumental.

À côté de ça, il faut reconnaître que la série n’a pas toujours cherché à faire très compliqué et certains épisodes sont confondants de simplicité, se contentant de quelques ressorts comiques et de l’apparition d’une guest pour emballer le tout. L’important, c’est que Tony Shalhoub soit en forme pour que ça marche, et il est rarement décevant.

J’ai pour habitude de n’avoir rien contre l’arrêt d’une série quand elle a été préparée, comme c’est le cas ici. Le fait est que Monk va me manquer, car la série délivre toujours sa dose de fraîcheur et de légèreté qui manque à beaucoup trop de séries. Elle n’est pas révolutionnaire, mais elle fait bien ce qu’elle est censée faire et rien que pour ça, son succès n’est pas discutable. C’est sans prise de tête.

Bref, Monk arrive à sa fin et cela procure une bien drôle de sensation de le réaliser. Psych est là pour la relève, mais ce n’est pas pareil. Tout cela me rend presque mélancolique…

R.I.P. Monk (2002-2009)
Obsessive. Compulsive. Detective.