Fringe

Hier soir, j’ai écris un texte, mais en le relisant, je l’ai trouvé… bof. Tout simplement. Je voulais dire quelque chose et ce n’est pas passé. Mais bon, je voulais quand même faire un peu vivre cette Writers’ Room avec ma plume, enfin, mon clavier – Un Logitech MX3200, la classe quoi.

Je me lance donc sur un sujet que je voulais aborder l’autre jour, mais je n’en ai pas eu le temps. Pas grave, je vis dans le présent et non dans le passé, je passe outre cette frustration pour, dès maintenant, vous parler de Fringe.

Quand cette série a commencé, j’étais plutôt enthousiaste. Cela n’avait rien à voir avec JJ Abrams, car je n’ai pour lui ni amour ni dédain. Il m’indiffère, comme beaucoup d’autres. Je tiens donc à préciser que ce que je vais écrire n’est aucunement motivé par quelconque sentiment que je pourrais avoir développé pour ce monsieur.

Mon enthousiasme, pour revenir au cœur du sujet, venait d’un sentiment nostalgique qui n’avait que peu été entretenu par la télévision américaine ces dernières années. Comme je l’ai dit plus haut, je ne vis pas dans le passé, mais j’ai été un fan des X-files, comme vous devez le savoir maintenant. Pas un petit, car il y a 11 ans de cela j’avais un site internet dédié à la série. Mais ne racontons pas une fois de plus cette histoire.

J’adorais les aventures de Mulder et Scully. Aujourd’hui, je n’ai pas changé, j’aime toujours la SF et le fantastique, donc, quand Fringe a été présenté, j’y ai vu une version contemporaine de la série qui avait redonné ses lettres de noblesse au FBI.

On a, à l’heure actuelle, eu droit à une dizaine d’épisodes. Normal quoi. Tout a bien commencé. La série a rapidement installé ses personnages et mis en place son univers. Le pattern, je trouve ça vraiment trop vague, mais j’espérais qu’on allait rapidement avoir une idée un peu plus… peut-être pas précise, mais balisée. Non, ce n’est pas pour le moment. Pas grave, on a quelques bons concepts. Les premières enquêtes n’étaient pas forcément originales, mais étaient quand mêmes abouties.

Le temps passe, les épisodes aussi. Les histoires commencent à se perdre avant de pouvoir être conclues. On nous sort des fantômes – un en particulier. Les motivations des bad guys sont de plus en plus obscures, comme si, finalement, le fait qu’ils soient les méchants était pour le moment assez pour justifier leurs agissements. Je reste bon public, je veux bien admettre que derrière tout ça, il y a forcément une logique, mais pas le temps encore pour l’expliquer.

On arrive à la mi-saison, le moment de gonfler le public à bloc pour qu’il revienne dans quelques semaines. À ce moment-là, je crois que le fameux enthousiasme du début, il était presque épuisé. Tout ce qui reste de vraiment motivant, c’est Walter, Gene (la vache) et Astrid. Ensemble, ils sont très bons, seul, Walter reste excellent. Olivia est obsédée par son ex qui vit dans sa tête, mais j’ai développé de la sympathie pour elle, comme pour Charlie, Cédric Daniels (désolé, je ne sais plus le nom du personnage) ou Peter. De la sympathie, mais rien de plus.

Du coup, quand on nous sort – léger spoiler – un savant fou, une machine à voyager dans le temps qui téléporte, mais ne voyage pas, un gros paquet d’allusions insensées, et toujours aucune motivation concrète pour justifier l’ensemble, et bien, moi, je n’en ai rien à faire.

Il pourrait tous y passer, là, maintenant, la Fox pourrait annuler la série, je n’en aurais rien à faire.

Je regarderai la suite en janvier, forcément, je suis intoxiqué à la série tv et je suis un peu obligé avec Critictoo, sans parler qu’en général, même quand c’est moyen, si c’est de la SF je regarde, donc…

Je ne perds pas espoir, oh non, il n’y a eu que 10 épisodes, la série peut encore se rattraper sans soucis, avec un peu d’effort, c’est possible, mais je ne l’attends plus. Je n’en ai rien à faire de ce qui va arriver à Olivia (du moment que Gene est encore là avec Walter !)

Et vous, encore du Fringelove en vous ?