Psychoville – Episode 1

Un commentaire sur le pilote de Psychoville m’inspire ce billet. Gaelito y écrit : « vous vous devez de l’adorer, c’est une série gé-Nia-Le!!!!! ».

Bon, je vais vous dire un truc, je fais partie de ceux qui regardent beaucoup de pilotes. Il  n’y a quasi pas de présélections, même quand je sais que je ne dépasserai pas cedit épisode, que la série n’est pas faite pour moi, que je suis déjà blindée de séries, et qu’une de plus me ferait complètement exploser, je regarde.

Ebert (vous savez, le critique américain) a déclaré un jour qu’avant de voir un film, le mieux était de n’avoir vu aucun trailer. Je partage plus ou moins cet avis. Avant Critictoo, j’en regardais peu, et il m’arrive régulièrement d’en poster et de ne pas les regarder. Parfois, je les vois, mais j’ai le cerveau débranché… On s’en fout, je sais, mais je peux dire avoir vu des films dont je ne savais rien et dont je n’avais pas vu une image.

Si Psychoville avait fait partie de cette liste – bien courte en série tv, Critictoo oblige – peut-être aurais-je regardé le pilote. Mais, malgré toute la bonne volonté du monde, malgré ma capacité à me mettre devant des programmes que je sais, que, de toute façon, cela ne passera pas les sélections, Psychoville fait partie de cette espèce, où, avec un simple trailer, je sais que ce n’est même pas la peine d’essayer, je déteste d’avance.

Psychoville incarne exactement ce que je n’aime pas chez les Anglais. De A jusqu’à Z. Vous pouvez aimer, c’est votre droit. Mais, ce type de télévision britannique, je ne peux pas l’avaler, la digérer. Je ne peux juste pas la voir en peinture. Cela ne passe pas du tout.

Avec Psychoville, je peux rajouter Cape Wrath (Meadowlands). J’ai beau avoir beaucoup d’estime pour David Morrissey, bien aimer Felicity Jones, le pilote – dont je ne savais pas de quoi il retournait quand je l’ai regardé – m’a suffi. Je le savais : ce n’était pas pour moi. Pas du tout.

Il y a des genres auxquels je ne suis pas réceptive. Au cinéma, par exemple, les films de guerres et de western. Dans les deux genres, je peux les compter sur les doigts de la main, ceux que j’aime. Pourtant, je sais quand c’est de qualité. Mais, je n’y peux rien. Je n’aime pas. Je ne suis pas aveugle, je peux y percevoir ce qu’autrui y trouve, je comprends tout à fait. Mais chez moi, cela ne passe pas. La série télévisée, c’est pareil. Il y a des genres qui ne passent pas du tout, et celui auquel appartient Psychoville, je l’ai en horreur.

Alors, dans ce cas précis, je n’ai pas passé la bande-annonce. Quoi qu’on puisse dire, je n’irais jamais au-delà de la bande-annonce.