Journal d'un vampireDès l’arrivée de Stefan Salvatore à Fell’s Church, Elena, la reine du lycée, se jure de la séduire. D’abord distant, le garçon aux allures d’ange rebelle finit par céder à sa passion dévorante et lui révéler son terrible secret. Quelques siècles plus tôt, la femme qu’il aimait l’a transformé en vampire, avant de le trahir avec son frère ennemi, Damon. Des évènements tragiques se succèdent bientôt dans la région. Tout accuse Stefan mais Elena est convaincue de son innocence. Et si Damon, vampire cruel et assoiffé de sang, était derrière tout cela ? L’histoire est-elle amenée à se répéter ? Le récit captivant de deux frères vampires déchirés par l’amour d’une même femme. Un triangle amoureux d’une dangereuse sensualité.

J’ouvre ce billet par le résumé officiel du livre. Une nuit d’insomnie aidant, je suis venue à bout de « Journal d’un vampire » plus vite que je ne le pensais. Ce n’est pas que c’est gros (ça l’est, mais l’écriture aussi), c’est juste que passant plus de temps devant ma télévision que le nez dans le livre, ce dernier ne progressait pas bien vite.

Enfin, si je vous en parle, c’est bien entendu, car cela a un rapport avec les séries télévisées, et que The CW a donc décidé de transformer cette collection de livres – dont je ne lirais que le premier – en série. Vampire Diaries débarquant à l’automne, c’était au menu de mes devoirs d’été.

Alors, j’ai bien ri en lisant la dernière phrase de cedit résumé, sensualité n’étant pas un mot que j’utiliserais pour définir cet ouvrage. Le point positif qui ressort de cette lecture, c’est que c’était moins mauvais que je m’y attendais. Et à la lecture des 30 premières pages, je n’étais pas convaincue d’aller au bout du roman.

Finalement, cela se laisse lire. Et, peut-être avec minimum 10 ans de moins… Non, quelle connerie j’allais écrire, je n’ai jamais lu ce type d’ouvrages ! Enfin, le plus agaçant, c’est le style gamin de l’écriture, les réflexions un peu gnangnan, et l’obsession du vampire à aller en cours ! Mais n’a-t-il pas mieux à faire ? Enfin, une lubie que seul Stefan a, car le démoniaque, loin d’être charismatique Damon (il a du boulot Ian Somerhalder, c’est moi qui vous le dit) ne s’encombre pas de cela, ce qui est bien plus intelligent. Au milieu des deux vampires – l’un torturé et l’autre (ouf !) le mal incarné -, on a la pétasse Elena, qui aime terriblement Stefan. Olala ! D’un côté, honnêtement, si cela ne sonnait pas si puérile, j’imagine, ce serait moins crédible, et franchement moins drôle. Car, à force de voir des personnes de 25 ans jouer les adolescents de 16 ans, on oublie un peu comment certaines choses peuvent sonner vraiment stupides.

Je sais qu’on doit y passer : le pseudo parallèle avec Twilight, pour un livre qui a été écrit avant. Stefan est donc notre Edward, et sa relation avec Elena a des similitudes avec celle de l’autre couple de la franchise à succès. Maintenant que c’est dit, moi, personnellement, n’étant pas une obsédée du vampire, cela ne m’a pas dérangée, tout particulièrement, car je m’en fous, et qu’il faut bien le dire, s’il y a des points communs, les deux héroïnes sont suffisamment différentes pour que The Vampire Diaries prenne, quoi qu’il advienne, une tournure amplement différente. Mais bon, il vaut mieux pour la série d’être comparé à Twilight, qu’aux œuvres de Anne Rice, à True Blood ou au simple mythe de Dracula, le pauvre Stefan se ferait lamentablement écrabouillé par son manque de personnalité !

Le point de départ de la série n’est pas fameux, mais l’avantage d’un univers fantastique, c’est que cela offre toujours des possibilités intéressantes.

Journal d’un vampire est un livre teenage, ce qui est parfait pour la CW, chaine aimant tant les femmes de 18 à 34 ans. Et cela tombe bien, car ces mêmes demoiselles semblent aimer les hommes beaux, mystérieux et avec des dents longues. Le talent et l’originalité étant optionnels.