Avec Rubicon approchant de sa fin de saison, Terriers dans sa seconde partie de saison et le décompte des épisodes amorcés pour Caprica, voilà trois séries que j’aime et dont l’existence ne tient actuellement qu’à un fil.

Je ne suis pas là pour parler de leur destin funeste, mais de leur vie après la mort : le DVD. Si j’ai choisi ces séries pour illustrer mon propos, c’est qu’elles ont toutes les trois potentiellement la possibilité de se retrouver sur une déjà bien trop longue (et infinie) liste d’achats de DVDs.

Même si Caprica n’est pas une merveille télévisuelle, j’avoue que pour une raison qui me parait légèrement difficile à expliquer, je la vois bien rejoindre ma collection, mais il y a un mais… Tout dépend de sa conclusion.

Ce problème n’est en fait pas nouveau et il est pour moi déterminant dans mes achats, car si je ne crie pas au scandale quand je parviens au bout d’une série possédant une fin inachevée (c’est la loi du business), c’est une tout autre histoire quand il s’agit de DVD. Je ne demande pas un bouclage parfait, mais obtenir une sensation de conclusion m’apparaît vital quand il s’agit de mon portefeuille. D’ailleurs, pour cette raison, je m’étais refusé d’acheter The Riches en DVD. J’ai gagné la première saison en DVD par ailleurs. J’aime énormément la série, mais j’avoue que l’investissement me paraissait presque futile vu qu’elle n’a pas de fin. La pauvre n’y est en plus pour rien d’une certaine manière vu que sa seconde saison (que je ne possède donc pas pour le coup) a été victime de la grève. Si sa seconde saison était destinée à s’achever sur un cliffhanger, cela a bien peu d’importance, vu que les derniers épisodes ne furent pas tournés et FX l’a annulé.

Tout ça pour dire que la fin d’une série est un élément déterminant dans la seconde vie d’une série, tout particulièrement quand celle-ci n’a pas beaucoup de saisons à son actif. Prenons Wonderfalls par exemple. Avec 13 épisodes, le dernier a été conçu comme une possible fin au show. Grand bien leur fasse, car ce fut le cas. Autre option : on n’aime pas la fin, et si c’est le voyage qui compte, le fait est que terminer son show sur un épisode créant au moins une sensation d’accomplissement permet de porter un regard nostalgique et aimant sur les années passées, participant à vouloir s’y replonger. Le voyage peut en valoir le coup, mais le final avec un goût amer n’aide pas. Pour preuve : je n’ai pas acheté la quatrième et dernière saison de Battlestar Galactica. D’un autre côté, quand une saison me déçoit et que pour des raisons d’homogénéité de collection, il se trouve que je dois l’acheter, je tends à vouloir mettre le moins d’argent possible.

Le problème qui se pose avec Caprica, c’est qu’ils ont dû écrire et tourner l’épisode il y a tellement longtemps qu’ils ne devaient même pas penser à cela, et c’est tout à fait compréhensible. Rubicon et Terriers sont aussi deux séries bouclées, mais il y a plus de chance d’obtenir une certaine sensation de conclusion qu’avec la série de Syfy. Du moins, c’est l’impression que j’ai, mais on verra bien – tout en leur souhaitant à toutes les trois une vie plus longue, ce qui serait en soi beaucoup mieux.

Ainsi, si une série mène une première existence sujette à la loi de l’audimat et du marketing qui l’entoure, son devenir sur le petit écran à travers le DVDs est finalement un rappel de la qualité artistique mené à bien.