Heroes - Masi Oka et Stan Lee

Les séries pour geeks n’ont jamais réellement existé autrement que sous la forme d’un argument publicitaire, mais peu importe maintenant, car elles retournent d’où elles viennent.

À la base, ce type de séries englobe les thématiques et autres éléments iconographiques qui sont assimilés à la vision la plus globale de ce que la croyance populaire nomma la culture geek. Globalement, on parle de séries de genre, tout simplement.

Tout commença vraiment avec le cinéma et la télévision voulut suivre et on a obtenu Heroes, Chuck, The Big Bang Theory,… On pourrait y joindre Lost qui est la série de S.F. la plus populaire que l’on trouve sur un network. Beaucoup on déjà disparu comme tout récemment Dollhouse, mais aussi Reaper, Bionic Woman, Jericho, Journeyman, Moonlight, Knight Rider… et j’en passe. Le câble a aussi contribué, le succès de Battlestar Galactica étant ce qui fut le plus marquant.

Aujourd’hui, Lost est sur le point de toucher à son terme, Heroes a un avenir incertain, tout comme FlashForward et peut-être moins V. The Big Bang Theory s’éloigne toujours plus de son étiquette « geek » pour embrasser son statut de comédie romantique. Chuck est une fraude promotionnelle, reposant elle aussi avant tout sur des ressorts romantiques. BSG est terminée et la relève est difficilement assurée sur SyFy qui s’oriente sur une ligne éditoriale moins pure SF.

Bref, à la rentrée prochaine, les principales séries de genre sur les networks seront peut-être Medium et Ghost Whisperer. Oui, le geek pleure.

En vérité, le « geek » en soi n’est pas commercialement viable. Certes, il est le client le mieux placé pour faire de la promotion gratuite sur le net, mais il est aussi moins stupide qu’on aurait pu le croire et s’est vite détourné des produits travestis qu’on lui vendait, car il alimente ses passions depuis tellement longtemps de manière autonome qu’il n’avait pas besoin de sous-produits qui ne lui étaient pas réellement destinés. Par contre, le wannabe geek a mordu à l’hameçon.

Au final, la révolution geek n’a jamais vraiment eu lieu, à part pour les publicitaires et les spectateurs qui aimaient l’idée d’être des geeks, sans jamais vraiment savoir ce que c’était – comprendre que regarder BSG n’a jamais transformé instantanément qui que ce soit en geek. Le problème de base étant que cette culture n’en est pas vraiment une, mais est juste un titre qui regroupe tout un tas de passionnés en tout genre.

Impossible à rendre mainstream, probablement, mais ça n’a pas arrêté les networks qui rêvaient de faire des dollars sur la mouvance. Il ne reste maintenant que des ruines de tout ça. On ne parle plus vraiment de séries pour geeks, on appelle de nouveau les choses par leur nom.

À la rentrée prochaine, sur les networks, il y aura peut-être quelques séries de SF, mais les temps changent et la saison des pilotes laisse transparaitre des tendances plus classiques. Les « geeks » reviendront probablement d’ici quelques années.