Fin de semaine dernière, je regardais le dernier direct-en-DVD Futurama, soit Into The Wild Green Yonder. Je ne vais pas à proprement parler de la qualité de ces productions, surtout que dans l’ensemble, je partage l’avis de Fabien et que vous pouvez retrouver ses critiques pour chaque aventure – comprenant aussi Bender’s Big Score, The Beast with a Billion Backs et Bender’s Game – sur le site.

Il n’empêche, arrivé au bout du visionnage, j’ai été frappée par la pertinence du direct-en-DVD. Qu’est-ce que je veux bien dire par là ? Ce n’est pas rare qu’on parle de séries télé et que certains rêvent de la voir sur grand écran. Le fait est que la plupart du temps, c’est juste un fantasme qui n’a aucune raison de se réaliser, n’ayant d’abord pas de viabilité, si on ne prend même pas le temps de s’arrêter sur le fait que c’est souvent totalement inutile. Ce sont deux arts qui ont leur propre code, et une série est faite pour vivre sur notre télévision. Ainsi quand elle a un début et une fin, pourquoi vouloir qu’elle s’étende au-delà, comme si le cinéma était la réponse miracle à une question qui n’existe pas.

Mais, il serait hypocrite de ma part de dire que je n’ai pas apprécié d’avoir ces aventures de Futurama, qui font le pont entre la première fournée et le retour officiel de la série sur Comedy Central. La Fox est une tueuse d’animés, elle a fait de même avec Family Guy, et quand on voit où en est cette dernière aujourd’hui, on peut définitivement se questionner sur ce qui animait le responsable quand il a mis un terme au show. Mais passons, car là n’est pas le sujet.

Futurama n’aurait jamais eu sa place sur grand écran, et même en aimant beaucoup cette série, je sais que j’aurais grincé des dents à cette idée. D’une autre manière, je souhaite encore voir émerger ce troisième direct-en-DVD Stargate, surtout que Continuum était vraiment bon et que Universe ne comble aucunement la spectatrice de Stargate que je suis (et bon, je n’ai pas encore commencé la saison 2, ce qui en dit long …).

Stargate, comme beaucoup d’autres séries, a eu le droit à sa rumeur de film, plus légitime que pour d’autres, car c’est quand même là que tout a commencé. Si ce n’est que quand vous avez 8-10 saisons derrière vous, produire un long-métrage est une autre histoire.

Le pire étant que la science-fiction est sûrement le genre le plus aisé. Star Trek est une réussite en la matière, et X-Files l’a fait deux fois – avec plus ou moins de succès. L’avantage, c’est qu’ils ont une véritable fanbase et celle-ci est large et international.

Mais qu’en est-il d’une série comme Veronica Mars, en bas du tableau des audiences pendant ses trois saisons (elle n’aurait jamais dû passer la première) ? Un film est complètement stupide, car il n’y a rien pour soutenir derrière. Finalement, au lieu de réclamer du grand écran, ne serait-il pas plus judicieux pour le fan en manque de vouloir un direct-en-dvd ? Cela nous donne une production avec un budget plus petit, plus proche de ce qui est fait pour le petit écran, avec une promotion bien plus simple, et plus de chance de succès (car risque moins gros). Si on va plus loin, je dirais que le téléfilm m’apparaît être aussi une bonne solution, Battlestar Galactica : Razor étant une jolie réussite en la matière. Ce sont deux formats qui sont fait pour atterrir directement sur notre télévision et c’est ce qui fait leur force, et les rapproche bien plus du public télévisuel.

Au final, une série vit sa vie sur notre petit écran, avec des épisodes de 20/30/45/60 minutes (au choix). La grande majorité de ce qui est produit n’a pas à s’étendre au-delà et ne s’y prête pas. Mais, il existe toujours des séries qui ont ce potentiel, mais il se trouve à 99% du temps loin du grand écran.