Starsky & Hutch

Un peu surchargé ses derniers temps, je profite d’une petite période de vide, provoquée par quelques opérations de maintenance informatique sur mon serveur de fichiers local (si vous voulez savoir), pour prendre le clavier afin d’écrire autre chose que de la news, des critiques ou mêmes des chroniques (merveilleuses que vous adorez lire).

Bref, il me manque quand même un sujet. L’autre soir, un peu fatigué, j’ai pondu un texte sur le fait que les séries tv n’avaient pas leur place au cinéma, car c’est un sujet qui me tient à cœur, mais pour lequel je m’emporte un peu trop facilement et, pour le coup, j’ai supprimé tout ce que j’avais pu poser dans ce fichier Word, car c’était franchement mauvais.

Aujourd’hui, un peu reposé, je vais essayer de reprendre mes idées dans l’ordre.

Alors, voilà, pour ceux qui l’ignorent, une série tv est créée pour répondre à un besoin commercial et, accessoirement, artistique. Bien entendu, pour nous, la partie mercantile nous est assez étrangère, car elle n’est pas explicitée fortement au premier regard. Malheureusement, elle est bien là, et ça, c’est un autre sujet. Restons concentrés.

Pour la télévision donc. Toutes les semaines, nous suivons les histoires qui nous sont contées dans un format préétablit qui répond à tes tonnes d’exigences qui, une fois de plus, nous restent majoritairement étrangères, mais sont fortement héritées d’une réflexion économique.

Soit, un format, un média de diffusion, une clientèle, des commerçants. Tout ceci fait que la série tv, dans sa forme et son contenu, et un art à part entière. Certes, certains ne le voient pas ainsi, mais je ne m’adresse pas non plus à n’importe qui, car si vous me lisez, il y a de fortes chances que pour vous, cela ne soit pas le cas et que vous respectiez cette forme de création pour ce qu’elle est.

Pas besoin de tergiverser plus longuement, car mon point est fait. Si des milliers de critères imposent à cet art une forme, pourquoi vouloir lui en donner une autre qui répond à tout sauf à ce qui, à l’origine, a donné naissance à la série. Le cinéma, c’est une autre économie, un autre format, d’autres contraintes qui imposent un style de narration très différent.

Je ne suis pas contre le principe d’adaptation. On le fait pour les livres et ça donne parfois de très bons résultats. En fait, ce procédé ne fait que reprendre les ingrédients d’une histoire et les réutiliser dans une autre faite pour correspondre au format cinématographique. Mais donner une suite à une série au cinéma, c’est contre nature.

C’est pour cette raison que quand une série s’arrête, je ne comprends pas pourquoi des « fans » qui disent aimer passionnément une série, veulent la voir porter au cinéma. Le 7ème art serait-il plus noble et donnerait la reconnaissance à une œuvre que la télévision ne peut pas lui apporter ? Je ne le crois pas, non. En fait, sans vouloir vexer qui que ce soit, je pense que demander ce type de portage est un manque de respect total pour des créateurs qui se battent chaque semaine pour répondre aux exigences des studios et des fans tout en conservant leur intégrité artistique au maximum.

Une série, c’est fait pour la télévision. Un point c’est tout.

Après ça, on pourrait aborder le cas des direct-to-DVD, mais en réalité, il ne s’agit pas du tout du même problème et, en gros, ce sera pour une autre fois.