Cette semaine est diffusé le quatrième épisode de Mr. Sunshine et c’est après avoir vu celui-ci que je me suis décidé à abandonner la série.

Quand j’ai écrit la critique du premier épisode, j’étais assez optimiste, car même si elle ne délivrait pas de la comédie qui fait beaucoup rire, il y avait quelques bases humoristiques qui étaient prometteuses. Mais voilà, après quatre épisodes, tout ce qui apparaissait comme possédant du potentiel a complètement disparu et il n’y a pas la moindre trace d’un possible retour dans l’immédiat.

Il faut dire que tout commence toujours mal :

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Cette intro pleine de pessimisme semble tuer en moi le moindre enthousiasme qu’il pourrait y avoir à regarder ce qui vient ensuite. Ce qui suit impliquant souvent l’apparition de Nate Torrence à l’écran – dans le rôle de Roman, le fils de Crystal, la boss de Ben –, j’ai vraiment l’impression que l’on veut me donner la corde pour me pendre. Pas que Torrence soit foncièrement mauvais, mais son personnage est juste la personnification de tout ce qui ne va pas dans le show : il sourit bêtement en permanence et n’est jamais marrant. C’est comme si à force de le voir sourire, on allait nous-mêmes sourire.

Heureusement, Ben, notre Mr. Sunshine joué par Matthew Perry, est plus en accord avec le spectateur : constamment agacé par le fait qu’il doit tout faire pour les autres. En quelques épisodes, Ben est devenu complètement pathétique. Au début, il couchait avec la belle blonde du bureau, assumait pleinement sa position forte dans la hiérarchie professionnelle, et était satisfait d’être égocentrique, égoïste, et narcissique. À l’heure actuelle, il essaie de se faire des amis, personne ne le respecte vraiment, sa secrétaire est obligée de lui arranger un rendez-vous avec sa sœur psychopathe, et il fait des sacrifices pour son seul et unique véritable ami, Roman. Ça, c’est de la chute.

Alors, bien entendu, il reste Allison Janney qui, dans le rôle de Crystal, est la seule à avoir encore une once de potentiel comique, mais ça se dilue également très vite, car ses excentricités sont rapidement limitées et ont tendance à trainer légèrement en longueur.

On va oublier le couple Alice (Andrea Anders) et Alonzo (James Lesure) qui est là pour combler les minutes d’antennes restantes avec des storylines aussi anecdotiques qu’éculées.

Que suis-je censé faire de tout ça ? Attendre patiemment que quelqu’un se réveille et fasse remarquer aux scénaristes que c’est mauvais ou j’arrête simplement de regarder ? La seconde solution me parait plus commode, car se basant sur une certitude : je n’aurais pas à me demander si je dois arrêter ou continuer la semaine prochaine.

Entre Mr. Sunshine et Episodes, il semble que ni Matt LeBlanc, ni Matthew Perry ne parviennent à renouer avec le sens véritable du mot comédie. Il serait temps qu’ils songent sérieusement à ne plus y revenir (et à arrêter tout de suite ce qu’ils font).