« Save the cheerleader, save the world. » Et si finalement, la cheerleader n’avait pas été sauvée, Heroes s’en serait mieux porté, et qu’est-ce, que cela aurait-il signifié pour les super héros de notre petit écran ?

Avec la fin de The Cape et la réduction de la saison de No Ordinary Family (20 au lieu de 22 épisodes), on peut décemment s’arrêter pour s’interroger sur la place des séries mettant en scène des gens dotés de pouvoirs.

Ces deux séries ne sont pas destinées à passer leur première saison. J’aimerais dire que c’est triste, mais ce n’est pas le cas. Aucune des deux ne le mérite, étant qualitativement trop discutable. Des fois, on se plaint de constater que le spectateur n’est pas au rendez-vous pour un show de qualité, mais bien trop rarement nous prenons le temps de constater qu’il y a des séries qui méritent de ne pas être regardées, et qu’il y a une raison à cela qui est valable : la série est mauvaise. Si certains programmes persistent dans le temps en étant nuls, il est aussi bien de pointer du doigt quand le spectateur a su déserter.

Il serait mentir de dire qu’aucune des deux séries n’avaient de potentiel. The Cape avait des idées, noyées sous de mauvais scénarios et un héros fade. Ce n’était même pas la faute de son interprète David Lyons, Vince était unidimensionnel et totalement inintéressant. No Ordinary Family n’avait toujours pas embrassé son côté super héroïque à la moitié de saison, et c’était quand même réclamer beaucoup de patience à son spectateur que de lui demander de poursuivre toujours, semaine après semaine, quand rien ne semblait vouloir se passer.

Pour le coup, deux idées qui auraient pu au moins aboutir sur quelque chose d’un minimum convenable nous ont conduits à deux échecs. Ceux-là mêmes arrivant après que Heroes se soit achevée dans un état de disgrâce assez prononcé – peu de monde avait encore du bien à dire de la série, il n’y avait plus beaucoup de meubles à sauver.

Syfy, la chaine qui pourrait nous fournir une série de super héros au moins divertissante (Alphas ?) a cru bon de faire un détour sur The Phantom, dans sa fameuse section mini-série à potentiel de série qui n’aboutit jamais sur une série – à l’exception de Battlestar Galactica.

Le constat est assez évident : les dernières années n’ont pas été tendres avec les gens dotés de pouvoirs sur le petit écran américain.  Ce n’est pas pour autant qu’il faut baisser les bras, car la relève n’est pas très loin, preuve que le sujet, malgré ces échecs, réussit à rester la tête au dessus de l’eau, sûrement aidé par sa rentabilité cinématographique. Il y a clairement un marché que le secteur veut exploiter, seule raison expliquant pourquoi on persiste dans cette direction, à une période où la série de genre à quelques difficultés à trouver sa place sur la grille des programmes.

Alors, quel avenir pour le super héros à la télévision américaine ? Si on fait justement exception d’Alphas sur Syfy, il semble que l’adaptation de comic book soit le possible salut du genre. Cela se fait alors à l’encontre du principe même de voir de véritables idées originales germer sur le petit écran américain, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut dénigrer le procédé, dans le sens où c’est là que tout concept de super héros prend ses sources, sur le support qui alimente, respecte, maltraite et s’amuse avec le mythe du héros et des gens de pouvoirs.

En tout cas, avoir de pouvoirs implique de grandes responsabilités de nos jours, et la tâche s’est relevé fortement ardu. Il n’empêche que nos héros en ont clairement à revendre, refusant de se laisser abattre par les échecs et cherchant à survivre, parvenant à suscite un enthousiasme avant même d’avoir passé le cap du pilote. Il y a donc un avenir, qu’il se nomme ou non Wonder Woman ou Powers, et on peut lui reconnaître d’êtres plus attrayant et plus optimiste que ce qui nous a été offert récemment.

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CaroleC
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