Hier, à la convention Creation Entertainemnet à Vancouver, Brad Wright, l’homme derrière les séries Stargate, a annoncé qu’il faisait ses cartons : c’est terminé.

Pas de téléfilms Stargate Universe, et encore moins Atlantis ou SG-1. Rien. C’est fini. Il s’est battu jusqu’au bout, mais n’est pas parvenu à obtenir ne serait-ce qu’une rallonge pour pouvoir offrir à Universe une véritable fin. Cette dernière se terminera avec un cliffhanger le 5 mai sur la chaine américaine SyFy et après ça, plus rien.

Peut-être que MGM voudra rebooter la franchise dans quelques années, car c’est ce qu’il se fait désormais, mais il semble que cette fois, c’est la dernière.

Ce que je trouve véritablement dommage ici, ce n’est pas tant qu’une franchise arrive à son terme après 17 ans, c’est qu’elle le fasse de cette manière. Il y en a qui blâme Stargate Universe, naturellement, car elle n’a pas été capable de ramener le succès vers la porte des étoiles, comme on nous l’annonçait. Et quand on voit le résultat, je pense qu’arrêter à la fin de SGA aurait été mieux. Le problème n’est pas tant dans la qualité de la série, même si ça y contribue beaucoup, mais dans le fait qu’elle a été développée dans un esprit qui ne se mariait pas avec celui de la franchise dans laquelle elle espérait prospérer. Certains fans se sont sentis trahis, d’autres sont restés en espérant retrouver ce qu’ils associaient jusque-là avec le nom Stargate.

J’ai moi-même continué et je vais aller jusqu’au bout. C’est probablement plus parce que je suis dans l’univers Stargate depuis la sortie du film et que je trouve dommage de m’arrêter maintenant alors que la fin est là. Et puis, j’avoue que ça s’est amélioré depuis peu (ce qui est une maigre consolation).

Stargate SG-1 en tant que série de science-fiction a longtemps été décriée à cause de son côté divertissement décérébré. C’est un fait, ce n’est pas de la SF intellectuelle, mais quand on la regarde, on sait quoi en attendre et il n’y a pas de mal à l’aimer pour ce qu’elle est. Elle a offert des heures de divertissements, donc, et si elle délivrait un peu moins de fun en fin de vie, elle offrait un refuge confortable pour les amateurs du genre. Atlantis a peiné à imposer sa personnalité, c’est indéniable, vivant difficilement – au commencement – le fait de n’être qu’une pâle copie de sa grande sœur, elle a fini par prendre le relai pleinement et elle avait probablement encore des munitions pour continuer quelques saisons. Manque de chance, il a fallu choisir entre elle et une nouvelle super série qui devait viser un public plus jeune et, ainsi, attirer un nouveau public de néophyte. Je ne sais pas où est passé ce projet, car je ne l’ai jamais vu.

À la place, les scénaristes, certainement frustrés des comparaisons peu glorieuses faites lorsque Battlestar Galactica était au sommet, ont décidé de montrer qu’eux aussi ils pouvaient faire de la SF adulte. Pour ce faire, ils ont coupé le budget éclairage par deux et ont commencé à recycler Star Trek Voyager. Ils ont ajouté des variantes, mais n’ont jamais perdu leur inspiration. J’exagère un peu, et peut-être même que je me trompe sur certains points. Le fait est qu’Universe ressemblait à des tas de choses, mais criait à l’originalité tellement fort que personne n’y a cru.

Aujourd’hui, l’iris se referme une dernière fois sur la Stargate, et les clés du SG-C sont mises au placard. C’est triste, mais c’est peut-être mieux ainsi, car au final la franchise allait-elle finir par remonter la barre ou les scénaristes allaient continuer à se voiler la face et enfoncer le clou toujours plus profondément ? J’ai comme l’impression qu’il est préférable de ne pas avoir la réponse à cette question.

En tout cas, SG-1 et SGA garderont toujours une place dans ma mémoire de sériephile, comme on dit.