Regarder Lost : un radeau à la mer

Ce billet fait suite à (Re)Regarder Lost : Des ours polaires sur une île.

L’aventure Lostienne continue sur ma télévision, avec au menu, la fin de la première saison, qui possède bons et mauvais moments, mais ne rend toujours par le visionnage trépidant.

Lost – Épisodes 1.18 à 1.25

Lost, c’est un peu voguer sur la mer. Voyez-vous, j’aime la mer. De loin. Mais, sur un bateau, j’ai tendance à être malade. J’ai le mal des transports le plus souvent. Au fond, l’idée est un peu là. Au détour, comme ça, on a le droit à un bon épisode. Je fais donc directement référence au 1.18, consacrée à Hurley, qui n’est aucunement gâché par des flashbacks venant s’insérer dans l’intrigue générale de la série. Ce qui n’est pas le cas du suivant, avec Locke, dont les flashbacks sont d’un cliché que cela en est navrant. Même à l’époque, cela l’était, et les années servent rarement l’intérêt de scénarios peu inspirés. Malgré cela, l’épisode n’était pas mal du tout, car sur l’île, des choses intéressantes se passaient.

Seulement, voilà : on me balance des miettes de pain et on espère que cela va me contenter jusqu’à la fin. Je reconnais quand même une progression qualitative à cette saison. Mais, cette façon qu’ils ont de tout faire trainer en longueur, avec l’incapacité totale de réellement créer une tension… Forcément, plus cela dure, plus on en a rien à faire. Alors, arrivé à la fin de la saison, la trappe, mais qu’est ce que je m’en cogne! Je m’en foutais déjà avant, et ils ont pris tellement leur temps que le peu de curiosité que je pouvais avoir a disparu. Je pourrais être au moins intéressée par les bruits mécaniques que fait l’île si encore il y avait quelqu’un qui dessus y portait réellement de l’attention. À vrai dire, Lost, c’est être perdu au bout milieu d’un mystère qui n’est même pas palpable et qui donne juste envie de lâcher régulièrement un « What the fuck ? » car au fond, tout ceci ne semble pas avoir de sens. C’est ce qui rend des personnages comme Hurley ou Locke plus intéressants (ce n’est pas difficile de l’être plus que Sayid, de toute façon). Il y a une idée de mystère à laquelle ils adhèrent qui tend à rendre crédible cela. Mais franchement, Steve ou Scott, qu’importe lequel a survécu (à moins qu’il soit tous les deux morts ?), il ne doit même pas être au courant qu’il y a quelque chose de louche.

Tant qu’on se trouve parmi les morts, ce bloc d’épisode en contient deux, dont une principale, mais peu marquante, puis l’explosion jouissive, mais sans impact du professeur de sciences. Tuer convenablement ses personnages, ce n’est pas encore le fort du show. La seconde a au moins le mérite d’être ultra cool.

Enfin, en direct live, il est évident que cette fin de saison ne m’aurait pas poussée à visionner la suite des aventures de nos Lostiens. Des questions, des questions et des questions. C’est le leitmotiv que l’on connaît tous et qui a fait perdre patience a beaucoup de spectateurs. Entre nous, je les trouve assez inintéressantes, car si Mulder avait des enlèvements d’E.T., ici, j’ai juste une île qui se doit d’être mystérieuse, et apparemment un « pattern » chose que J.J. aime beaucoup, mais qui est à mon goût trop malléable à l’heure actuelle. Tout a besoin de plus de consistance dans cette série, de sa mythologie aux personnages. Mais, je sais, ce n’était que la saison 1.

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CaroleC
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