Rome ou la naissance de l’Empire romain

22 Juin 2011 à 7:59

La série Rome a déjà été diffusée à de multiples reprises en France, d’abord sur Canal +, puis sur M6 à un horaire tardif, mais aussi sur Paris Premiere. Finalement, après quelques années, la diffusion sur Arte se révèle être peut-être parfaite sous bien des aspects. La série débarque à une période peu chargée en programme et à une heure d’écoute fortement accessible. Le gros défaut reste la diffusion de trois épisodes par soirée (pour la saison 1), ce qui fait beaucoup.

Quoi qu’il en soit, cette diffusion par Arte de l’intégrale de la série du 22 juin au 17 aout est une occasion pour découvrir ou redécouvrir Rome.

Mais de quoi parle exactement Rome ? Au cours de ses deux saisons, la série relatera finalement la naissance de l’Empire romain, en débutant au moment où Jules César achève sa conquête de la Gaule. L’histoire est en partie vue à travers le destin de deux soldats fictifs, qui ont en tout cas gagné leur place dans l’histoire télévisuelle : Titus Pullo et Lucius Vorenus.

Rome est ce qu’on aime appeler une grande fresque historique, qui fut soutenu par un budget de 100 millions de dollars – celui-là même qui sera en partie responsable de l’arrêt de la série. Jugée trop cher, Rome sera annulée au bout de sa seconde saison, pour finalement devenir peut-être l’une des rares annulations regrettées de la chaine.

Enfin, comme HBO, j’ai mes regrets, qui touchent principalement la seconde saison, et surtout de ne pas avoir revu la série ces dernières années. Rome n’est pas forcément la série la plus emblématique de la chaine payante, mais elle reste l’une de celle que j’affectionne le plus, aidée par le fait qu’elle relate l’une de mes périodes préférées de l’Histoire.

Retour à Titus Pullo et Lucius Vorenus, les deux soldats qui nous offrent un regard sur les évènements majeurs qui se déroulent. Ils sont pris dans les filets de l’histoire autant que dans les valeurs et les codes de leur époque, si ce n’est qu’ils ne savent pas forcément ce qui se joue. L’avenir ne leur réserve pas que des moments faciles, loin de là, mais les deux hommes parviendront à humaniser un récit que l’on peut imaginer compliquer à relater. Rome fut plutôt brillante quand il fallut choisir ses acteurs. Ciaran Hinds en Jules César, James Purefoy en Marc-Antoine, Polly Walker en Atia, ou encore bien entendu Kevin McKidd et Ray Stevenson pour les deux légionnaires. La plus difficile pilule à avaler est le changement d’acteur qui incarne Octave (futur Auguste), Max Pirkis étant remplacé en saison 2 par Simon Woods. Le fait est que j’ai toujours eu un problème avec la représentation adulte d’Octave dans la série, ce qui fait que je garde une préférence fortement prononcée pour Max Pirkis, qui était véritablement excellent dans le rôle.

La série se montrera en tout cas particulièrement consistante au cours de sa première saison, capable de dépeindre parfaitement grandeur et décadence, autant que passion et haine. Comme tout début de show, il y aura eu quelques erreurs, mais les détails, les cultes religieux, les dynamiques relationnelles, l’exploration de l’histoire, le soin apporté à l’ensemble était juste bluffant, et j’aime à croire qu’aujourd’hui encore, voir Lucius Vorenus dans cette Rome Antique l’est encore.

La saison 2 ne perdra pas forcément le soin technique de la série, même si quelques raccourcis narratifs voient le jour. Malheureusement, les évènements auront quelque peu éloigné Titus Pullo et Lucius Vorenus de l’histoire avec un grand H et cette déconnexion ne sera pas la plus habile. D’ailleurs, l’un des passages les plus marquants est peut-être leur rôle auprès de Cléopatre, ce qui signifie bien pourquoi ils méritaient de rester liés de façon plus visible à ce qui se déroulait.

Diffusée entre 2005 et 2007, Rome compte 22 épisodes qui, même si la série aurait pu continuer, forment un tout particulièrement symbolique. Entre le moment où l’histoire commence et celui où elle se termine, il y a eu tant de bouleversements et d’évolution que la scène finale de Rome possède la force et la symbolique de tout ce qui s’est écoulé.

Rome se trouve être le genre de production qui fait dire que c’est ainsi que l’Histoire doit être racontée : un budget faramineux, un soin maniaque pour les décors et la reconstitution, et l’ambition que le sujet mérite pour être digne du récit qu’elle retrace.

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