Sex & The City

Alors que sonne les cloches de son quinzième anniversaire, retour sur la série qui aura fait tourner les têtes et les cœurs en nous dévoilant les secrets de la psyché féminine face aux hommes, à l’amour et au sexe.

Diffusée pour la première fois en mai 1998 sur la chaine HBO, Sex & The City est l’une de ces séries que j’aurais probablement pu boycotter si je n’en avais pas tant entendu parler. Alors que les premières rediffusions françaises commençaient à tourner en boucle et que mes amies n’avaient de cesse d’en parler, je décidais d’emprunter la première saison et de me lancer dans une aventure 100% Girly. Et à vrai dire, je ne regrette rien. Je suis heureux d’avoir sauté le pas du garçon plongeant dans un show destiné à la gent féminine. Les péripéties de Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda sont rapidement devenues le plaisir coupable de mon adolescence, et j’aime encore aujourd’hui replonger à leurs côtés.

Dès le départ, j’ai été surpris par l’humour omniprésent des situations et des dialogues. Que ce soit au niveau des potins que les héroïnes s’échangent autour d’un déjeuner ou des rencontres, parfois grotesques, avec la gent masculine, il y a toujours eu ce petit coté décalé capable de traiter de sujets intimes avec une légèreté bien dosée. Il n’y a qu’à voir le personnage de Charlotte, naïve et romantique, qui va se retrouver dans bien des mésaventures hilarantes avant de trouver son prince charmant. De ce côté-là, Sex & The City a permis de considérer les relations hommes/femmes comme une franche partie de rigolade. C’est la première fois que le sujet du sexe est abordé du point de vue des femmes, sans aucun tabou et de sorte à se moquer de ce que nous les hommes, le soi-disant sexe fort, pouvions être en vérité.

Pour rappel, Sex & The City est interdite au moins de 10 ans.

De ce fait, toute la magie des intrigues repose sur les épaules de ces quatre amies à la chance plus que douteuse quand il s’agit de rencontres romantiques, mais toujours soudées, et qui nous donnent l’envie de nous joindre à elles pour siroter un verre de vin et entendre parler de leurs dernières frasques. Avec leurs personnalités différentes, il est tout à fait possible de s’identifier à l’une comme à l’autre, en fonction des conceptions que nous pouvons avoir de l’amour. Que l’on voue, comme moi, une affection toute particulière au personnage de Miranda la cynique – qui va finalement devenir le cliché romantique en réinterprétant à sa manière le fameux baiser sous la pluie – ou que l’on soit plus proche de Carrie, la romantique torturée, et de Samantha, la croqueuse d’hommes, il y en a pour tous les goûts.

Mais au-delà de ces points bien particuliers, Sex & The City est avant tout un show qui remplit ses objectifs jusqu’au dernier épisode. Même si l’histoire de Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda s’est poursuivie dans deux films sortis respectivement en 2008 et 2010, il est presque impossible d’oublier ce double épisode final se déroulant à Paris et qui clôture habilement la storyline de Carrie, narratrice et héroïne principale du show. Du coup, il m’est extrêmement difficile de citer un épisode en particulier qui m’aurait touché plus qu’un autre, tant l’ensemble me semble cohérent et d’un niveau rarement égalé de nouveau.

Quoi qu’il en soit, bien que quinze années soient passées et que les séries mettant en scène un groupe de femmes en quête d’amour se sont multipliées, Sex & The City reste un show incontournable et indémodable. Il est impossible d’oublier les rires de Carrie, les grimaces de Charlotte, les orgasmes de Samantha ou les remarques acérées de Miranda, et qui veut bien le voir, retrouvera un peu de ces personnages fictifs, mais d’exceptions, dans les gens de notre entourage, si ce n’est en nous-mêmes.

Quinze ans après, Sex & The City est peut-être une série avec des rides, mais elle est toujours capable de parler d’amour autour d’un cocktail d’auto-dérision et d’infinie sagesse.