Il y a 10 ans aujourd’hui, le pilote de Six Feet Under était diffusé sur HBO aux États-Unis – en France, elle commença le 6 décembre 2001 sur Canal Jimmy. C’est donc l’occasion de revenir sur cette série qui a probablement marqué la plupart des sériephiles qui étaient devant leur télévision au début de ce siècle.

Avant toute chose, replaçons le contexte. En 1999, HBO lança The Sopranos, une série qui changea la chaine et la télévision. En 2000, Alan Ball remporte un oscar pour son scénario d’American Beauty. En 2001, Six Feet Under était l’une des (voire LA) séries les plus attendues, et elle dura le temps de 5 saisons, soit 63 épisodes.

Maintenant que le décor est planté, petit retour sur l’histoire. Tout commence avec Nathaniel Fisher, directeur d’une entreprise de pompes funèbres, qui meurt dans un accident de la route suite à la rencontre malheureuse avec un bus – il avait bien fait de ne pas arrêter de fumer, ça n’aurait rien changé. Ses fils, Nate et David, se retrouvent alors en charge du business familial, Fisher & Sons.

Six Feet Under est donc un drama familial qui prend place dans un univers où la mort est un travail journalier. Nous arrivons avec Nate qui s’était éloigné de tout ça et qui va replonger dedans, nous entrainant avec lui.

Quand on a vu American Beauty, il n’est pas très surprenant de retrouver certaines thématiques du film dans la série. Alan Ball n’était pas dans le même état d’esprit quand il a écrit les deux, mais il va tout de même garder son talent pour apporter de l’humour là où on n’en attend pas. C’est probablement là l’un des points que l’on remarque le plus au moment où on commence le visionnage.

Je n’ai pas revu Six Feet Under depuis la diffusion de son final en 2005. J’ai songé à plusieurs reprises à changer ça, sans véritablement agir. J’ai les DVDs en ma possession, il ne me reste plus qu’à les mettre dans le lecteur et je suppose que le moment est vraiment venu de le faire. Peut-être cet été…

Quoi qu’il en soit, j’ai découvert Six Feet Under lors de la première diffusion sur Canal Jimmy. À l’époque, je passais mon temps à regarder cette chaine et Six Feet Under s’annonçant dans un sens comme la nouvelle The Sopranos, rien n’aurait pu m’empêcher de la voir. Je suis tombé sous le charme dès les premières minutes, la série possédant une personnalité qui était des plus rafraichissantes à son arrivée, en plus d’un savant mélange d’humour et de larmes. En fait, à un certain point, se mettre devant un nouvel épisode pouvait être une épreuve, car on ne pouvait pas savoir si on allait rire ou pleurer, et si on était d’humeur pour apprécier l’un ou l’autre.

Avec le temps, j’aimerais dire qu’elle était constante et merveilleuse d’un bout à l’autre. Ce n’est pas le cas. Elle a ses moments de faiblesses, mais même du moins bon dans de la grande télévision reste du bon.

Pour ceux qui ne l’ont pas vu, la découvrir aujourd’hui n’est surement pas une expérience équivalente à ce que c’était il y a 10 ans. Six Feet Under a aidé à changer la télévision et je suis toujours désolé quand je lis sur l’Interweb quelqu’un qui regarde le pilote et dit que c’est ennuyant et que ce n’est pas original. Il y a quelque chose de presque choquant dans de tels propos pour moi, mais je peux comprendre que certains soient blasés. En 2001, être blasé n’était pas vraiment d’actualité.

En tout cas, je voulais vous écrire un petit article pour l’occasion, car cela peut toujours vous encourager à replonger dedans ou à la découvrir. Après tout, Six Feet Under était une série d’été, la période semble donc propice à un visionnage, même s’il n’y a pas besoin de soleil pour apprécier de la grande télévision.