Battlestar Galactica

Après Stargate Atlantis il y a quelques semaines, voilà une autre série de SF qui s’achève. Comme pour la première, donc, je me suis dit qu’il était temps de revenir un peu sur Battlestar Galactica.

Tout commença par une mini-série que j’acquis en DVD. Ensuite, ce fut donc la série. A l’époque ce n’était pas un phénomène, loin de là d’ailleurs, au point que l’Angleterre a eu le droit de diffuser les épisodes avant qu’ils ne le soient aux USA. La blague, c’est que Sci Fi demandait aux fans d’attendre, de ne pas la télécharger. Mais peu importe, car cela ne me concernait pas, tout ce que je voulais, c’était voir l’épisode suivant. J’ai été conquis assez rapidement, la SF c’est mon genre de prédilection et on n’avait plus grand-chose à se mettre sous la dent, donc ce fut comme un vent de fraicheur.

Bref, à la fin de la première saison, j’en redemandais et il parait que j’en disais trop de bien. Oui, il semble que vu que j’encourageais les gens à la regarder, beaucoup pensaient que c’était une nouvelle série « à la Stargate ». En fait, je crois surtout qu’il fallait que certains trouvent une excuse au fait qu’il ait pris la série en route durant la saison 2 et pas avant. Pfff, les forums…

Aux USA, le buzz autour du show avait tellement bien grossi que la chaine s’est essayée à une nouvelle programmation et s’est fait du fric sur notre dos à nous les fans. Oui, ils ont sorti la saison 2 en deux parties et j’ai été assez stupide pour ne pas attendre le coffret intégral, erreur que je n’ai pas commise une seconde fois avec la saison 4.

Mais bon, voilà que l’on arrive à la 3ème saison. Très enthousiaste grâce au précédent season finale totalement monumentale, j’ai fini par déchanter après la libération de New Caprica, quand la série a commencé à vaguement s’égarer. Je pense que 13 épisodes par saison auraient été suffisants, mais la chaine en voulait 20 et, en plus, elle exigeait des stand-alone, format qui s’est rapidement avéré loin des compétences de certains scénaristes du show.

En fait, arrivé à la saison 4, BSG était déjà bien entamé par ses plus gros défauts. Elle est devenue arrogante à mesure que les trous de son intrigue s’agrandissaient. Là où ça a vraiment commencé à dérailler, c’est quand les Final Five sont entrés en jeu. Depuis le départ, le pitch était « They have a Plan », ce qui n’était visiblement pas du tout le cas. Au moment où Baltar s’est installé sur le Starship, quelqu’un – je ne donnerais pas de noms – a réalisé qu’il n’y avait pas le bon compte de Cylons, il fallait bien expliquer cela. La série a donc fini par opter pour une nouvelle ligne directrice : la découverte des Final Five. Tout cela se révèlera plus ou moins foireux, car une fois qu’ils sont identifiés, il n’y a plus aucune direction et moi, j’avais perdu une grosse partie de mon intérêt pour l’histoire.

Plus de 4 ans à la suivre, et à la revoir, car j’ai visionné plusieurs fois la mini-série et les deux premières saisons, pour en arrivée à quoi ? Et bien, mon père m’a dit l’autre jour, après le visionnage du dernier épisode : « il est temps que ça s’arrête ». Je ne peux qu’approuver. La série a perdu son originalité, son énergie,…  et a compensé avec une capacité à faire de la place à des histoires rapiécées bien moins intelligentes que l’on voudrait nous le faire croire. C’est triste, car certains shows mettent beaucoup plus de temps que ça pour en arriver à ce point. Certes, BSG a toujours des qualités indéniables. Certains des acteurs montrent encore tous leurs potentiels – là où d’autres s’enfoncent dans la répétition. La réalisation est souvent bonne, bien qu’elle mériterait parfois d’être plus innovante. Il y a des idées qui tiennent la route, mais qui ne suscitent pas forcément l’enthousiasme qu’elles devraient.

Bref, Battlestar Galactica était une passion pour moi, mais elle me laisse aujourd’hui plutôt indifférent. J’espère quand même profondément que le triptyque final sera surprenant. Globalement, ça restera une bonne série – si la fin n’est pas minable – et je compte la revoir encore, seulement, elle ne sera, pour moi, jamais plus que ça.