The Good Wife, le plaisir de la redécouverte

Julianna Margulies est The Good Wife

La saison estivale est une période où le flot de séries diminue légèrement et que beaucoup ressente comme une sorte de transition en attendant le retour de l’automne. C’est alors le moment parfait pour profiter de bons livres tranquillement installé dans son jardin, des bienfaits de la cuisson au barbecue et des terrasses des cafés où lézarde également le flot de vacanciers. C’est également le moment idéal de l’année pour retomber amoureux. Je parle de séries bien sûr. Tout le monde a, comme moi, des séries pivots, des petits enfers personnels dont vous ne vous débarrasseriez pour rien au monde, dont les épisodes ont été vus et revus, au point de connaître les dialogues presque par cœur. Dans mon cas, je pourrai citer Buffy contre les vampires, Gilmore Girls, Roswell ou encore Dawson. Mais cette année, après une saison chargée en émotion, mon regard s’est tout naturellement porté vers ma collection de DVD de The Good Wife.

En trois petites semaines, j’ai alors littéralement avalé les trois premières saisons, enchainant les épisodes les uns après les autres avec un plaisir non dissimulé. L’avantage de reprendre une série au tout début – en connaissant les tenants et les aboutissants – est tout d’abord de revoir les signes que l’on aurait pu manquer lors du premier visionnage. Ces indices disséminés dans certaines scènes qui éclairent d’une toute autre lumière les évènements futurs, ces pistes que les scénaristes nous offrent prouvant une nouvelle fois que The Good Wife est loin d’être une série à l’écriture aléatoire.

De la même façon, le revisionnage, sur une si courte période, permet de prendre conscience du chemin parcouru par la série et les changements opérés au fil des saisons, tous n’étant pas positifs. Par exemple, l’humour un peu trash – et très drôle – de certains dialogues de la première saison qui a disparu, et ces quelques personnages secondaires qui se sont évanoui sans explication aucune. Ou encore le personnage d’Eli qui, en rejoignant Lockhart & Gardner, est devenu moins incisif (surtout lors de la 3ème saison), moins fin et apparait à de nombreuses reprises comme une caricature de lui-même. Certes un cabinet d’avocats était un environnement inconnu pour lui, mais sa connaissance de la politique et de la nature humaine aurait dû rapidement faire la différence.

D’un côté plus sympathique, la Kalinda d’alors était attachante et moins unidimensionnelle que celle qui sera présentée par la suite et Cary était plus présent alors que les intrigues le concernaient moins directement. Ces premières saisons sont également synonymes du plaisir de revoir les débuts des guests : Monica Raymund, Matthew Perry, Carrie Preston, Martha Plimpton, Mamie Gummer, Dylan Baker, John Benjamin Hickey, pour ne citer qu’eux.

Revoir ces épisodes a également un très fort impact du côté émotionnel. Jusqu’à aujourd’hui, il ne m’était jamais arrivé d’être en colère contre le personnage féminin principal, Alicia. J’avais déjà été surprise par ses actions, émerveillée par son instinct d’autopréservation, fascinée par son courage et quelques fois déroutée par ses choix, mais jamais je n’avais éprouvé de rage à son encontre. Mais voilà, l’une de ses scènes avec Owen m’a littéralement rendue furieuse, un sentiment réel, ressenti physiquement. Comme la mauvaise foi de Mike Kresteva et le zèle teinté de ressentiment de Wendy Scott-Carr ont réussi à m’agacer au plus haut point. À croire que la connaissance des évènements futurs fait passer l’intrigue juridique en second plan pour se concentrer sur les émotions et se laisser porter par elles.

Vous l’aurez compris, cette immersion dans le passé de The Good Wife n’a fait que renforcer l’admiration que j’avais pour cette série. De par son excellence et sa diabolique écriture, elle a réussi la prouesse de m’exposer à des sentiments que je ne pensais pas ressentir face à des personnages virtuels. Elle m’a également permis d’accepter les directions prises par la suite et de faire mon deuil après la dernière saison très éprouvante. Et à l’heure où je finis ces lignes, déjà le DVD de la 4e saison me sourit sur l’étagère….

Do you believe in Hell ?
No.
I don’t either. But then I meet lawyers and I change my mind.

Tags : The Good Wife moins...
Spoiler Alert!
Veuillez suivre les règles suivantes concernant les spoilers dans les commentaires :
1. Sur la critique d'un épisode, ce qui concerne les épisodes à venir est considéré comme étant spoiler (idem pour ce qui concerne les saisons).
2. Vous avez le droit de mettre des spoilers dans vos commentaires, mais le contenu sensible doit être placé entre les balises <spoiler>....</spoiler> afin de protéger les autres lecteurs.
Critictoo Newsletter
Inscrivez-vous à la newsletter Critictoo pour ne plus rien manquer de l'actualité du site, des séries et plus.
©2006-2020 Critictoo, le webzine des séries TV - powered by Wordpress. Critictoo.com participe au Programme Partenaires d'Amazon EU, un programme d'affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.
Nos partenaires : DVD Series | Amazon | Tous nos partenaires

Critictoo dans ta boite mail !

Recevez notre Newsletter hebdomadaire pour suivre l'actualité, découvrir des séries et ne rien manquer tout simplement.
Inscris-toi !
close-link