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Desperate Romantics – Saison 1

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desperate romantics - Desperate Romantics – Saison 1

 Rebelle, talentueux et charismatique, la confrérie des Pre-Raphaelite – composé de Dante Gabriel Rossetti, William Holman Hunt, Fred Walters et John Millais – veut changer le monde de l’art.

Aux premiers abords, Desperate Romantics déstabilise légèrement : créé par Peter Bowker,  récemment acclamée par les critiques à juste titre pour Occupation, ce costume drama ne ressemble pas réellement aux standards de la BBC dans ce domaine. Si bien sûr, ils ne sont pas tous dépourvus d’humour, ici, comme on nous l’annonce dès le départ, on crée autour de l’Histoire, en prenant toute les largesses possibles, avec un ton bien différent qu’à l’accoutumée.

De toute façon, nous ne sommes pas là pour la véracité historique, mais pour le divertissement. Sur ce plan-là, on peut dire que la série porte son nom, même un peu trop bien dans ces premiers épisodes, où l’on se surprend à penser qu’ils sont un peu trop « désespérément romantiques ».  Le tout avec une bonne dose de frivolité. Nous voilà donc devant un programme parfois stupide, superficiel, plein de gaieté et au fond, assez sexy.

Desperate Romantics met alors en scène cette confrérie de Pre-Raphaélite et leur évolution artistique bousculée par les élans du cœur : Dante aime les femmes plus que de raison et jamais celle qui est à son bras, William ‘Maniac’ s’éprend d’une prostituée, alors que John Millais se retrouve lié à la femme du mécène Ruskin, et Fred Walters, notre conteur, amoureux de la belle Lizzie qui n’a dieu que pour Gabriel. On aura d’ailleurs tendance à oublier le jeune homme, celui qui restera le plus en recul, et qui pourtant nous agacera régulièrement avec sa voix-off. Le show aurait bien gagné s’il s’était dispensé de cette narration inutile.

Les six épisodes qui composent cette saison sont loin d’être dépourvus de défauts, dans lesquels on peut y mettre des longueurs, un brin de prévisibilité, et un peu trop de dramatisation excessive. Pourtant, Desperate Romantics est à l’image des artistes qu’elle met en scène, fougueuse et passionnée, pour laquelle on est prête à nourrir une petite passion d’été, totalement inexpliquée, mais qui n’aurait vraiment pas survécu en plein hiver.