Good Girls Saison 4 : Toujours en eaux troubles (fin de série sur Netflix)

31 Août 2021 à 11:00

Good Girls Saison 4 - Good Girls Saison 4 : Toujours en eaux troubles (fin de série sur Netflix)

On ne pourra pas dire que Beth (Christina Hendricks), Ruby (Retta) et Annie (Mae Whitman) n’auront pas eu une carrière criminelle mouvementée. La saison 4 de Good Girls, également la dernière de la série et maintenant disponible en France sur Netflix, vient de nouveau leur faire traverser quelques épreuves illégales et sentimentales supplémentaires.

Notre trio féminin tente éternellement de rebondir pour payer Rio et leurs propres factures, tout en gérant leurs problèmes personnels. Après les évènements de la saison 3, nous reprenons alors que Beth met le turbo, en compagnie de Dean, pour lancer le magasin de spa dans le but de pouvoir reprendre rapidement le blanchiment d’argent. On ne sera pas choqué que cela ne tienne pas longtemps, mais l’équipe créative de Good Girls profite tout de même d’avoir 16 épisodes (le plus gros chiffre d’une saison de la série) pour éviter de donner la sensation que l’on ne passe que d’une arnaque à une autre sans aller nulle part.

Pour autant, cela ne signifie pas que cette saison 4 de Good Girls ne va pas s’égarer ou développer des intrigues secondaires ne menant à rien de vraiment concluant. La série cherche à étendre quelque peu ses horizons, en offrant à Dean (Matthew Lillard) et Stan (Reno Wilson) leurs propres problèmes aux répercussions non négligeables pour eux, mais à l’intérêt étrangement limité. Entre la prison et le culte, les scénaristes ont mis de nombreux bâtons sous les roues du vélo de Dean sans pour autant réussir à créer l’étincelle pouvant justifier de consacrer autant de temps à cette partie du récit. Il peut apparaitre logique de donner au mari de Beth — ou de Ruby — plus de temps pour se confronter aux conséquences des actions de leurs femmes. Les scénaristes en tirent que moyennement profit. L’évolution professionnelle de Stan et son antipathie pour Beth en sont de bonnes illustrations et des sujets trouvant plus naturellement leur place dans la saison. Au même titre que suivre en partie notre duo (plutôt divertissant, même si pas forcément compétent) des Secret Service qui tentent tant bien que mal de réunir des preuves pour coincer notre trio et celui pour qui elles travaillent.

Mais les scénaristes de Good Girls ne veulent jamais drastiquement modifier la dynamique générale, et cela tend à limiter les possibilités de développements. Cela ne signifie pas pour autant que Good Girls est dénuée de bons moments, au contraire, mais que la série s’affirme comme une qui possède de bonnes idées, mais dont l’exécution est souvent superficielle et bâclée. Il n’est pas rare que tout retombe à plat avant même que l’on soit aller quelque part de pertinent comme Annie et son thérapeute. Ce qui semblait être un moyen pour aider le personnage à progresser finit par être réduit à peau de chagrin. De même, elle finit par passer son GED, mais cela ne nous conduit nulle part. Les scénaristes se lancent aussi dans une sorte de pseudo-analyse des classes sociales, d’abord avec l’école de Ben (Isaiah Stannard), puis avec le développement d’une relation avec le sans-abri Kevin (Shane Coffey), sans pour autant réussir à faire un point solide sur ce sujet.

Il parait après tout logique, au vu du point de départ de la série, d’interroger sur le capitalisme, le consumérisme et le rapport que les personnages entretiennent avec l’argent, au même titre que ce que cela signifie pour leur statut social. La problématique est également présente auprès de la famille de Ruby, avant tout pour se confronter à la perte de repères moraux et de ce qui les définissait dans le but d’avoir l’argent nécessaire pour offrir un futur à leurs enfants et leur famille.

On retrouve également une partie du sujet auprès de Rio (Manny Montana) qui conserve son aura un brin mystérieuse, mais qui, avec l’introduction de son cousin/frère Nick (Ignacio Serricchio), conseiller municipal, et un épisode revenant sur son passé, prend un peu de relief. L’injection d’éléments plus politiques est classique, mais n’est pas une mauvaise idée bien qu’on ne saura vraiment jamais ce que cela aurait pu pleinement donner. Surtout, les scénaristes auront préféré glisser Beth entre les deux hommes plutôt que se pencher plus en détail sur les liens entre politique et criminalité.

Cela nous conduit inexorablement à une conclusion de saison 4 de Good Girls qui se retrouve à servir également de fin de série suite à son annulation. Cette dernière n’a pas été pensée comme telle et le récit s’achève à la fois en ayant mené à bien une partie de ses intrigues, mais aussi en ouvrant la voie vers la suite (à commencer par la situation où se retrouve Annie). Sans être la conclusion la plus frustrante, cette saison 4 de Good Girls se termine sans avoir l’occasion de mettre un véritable point final au récit, mais en laissant ainsi nos Good Girls voguer chacune vers un nouvel arc de leurs existences, accompagné d’un petit goût d’inachevé …

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