Agents of SHIELD Saison 7 : Une vieille connaissance

Agents of SHIELD Saison 7 Episode 4

Cet article revient sur les épisodes 3 et 4 de la saison 7 d’Agents of Shield.

Après un premier stop riche en action et en émotions dans les années 1930, les agents du SHIELD continuent leur course-poursuite temporelle des Chromicoms vingt ans plus tard, alors que ces robots anarchiques tentent d’infiltrer la NASA pour dérober une arme expérimentale. En plus d’atterrir dans la décennie la plus chic et créative du siècle, l’équipe doit s’infiltrer dans la très fantasmatique zone 51, pour le plus grand plaisir de Coulson (Clark Gregg).

Plutôt sage dans la forme, l’épisode 3 s’occupe principalement de nous plonger dans les années 1950 en captant parfaitement l’ambiance de la regrettée Agent Carter. Comme si cela ne suffisait pas, l’épisode sonne le retour de Daniel Sousa (Enver Gjokaj), finissant d’achever le spectateur nostalgique. Ce retour plutôt inattendu est particulièrement bien venu. Alors que Peggy Carter (Hayley Atwell) a eu l’opportunité de clôturer son histoire avec Steve Rogers dans Infinity War, Daniel était le grand perdant de l’annulation d’Agent Carter, n’ayant à l’arrivée ni la fille ni son heure de gloire.

Son happy ending semble néanmoins compromise, l’épisode suivant sonnant la dernière enquête de l’inspecteur Sousa. L’épisode 4 est un exercice de style très réussi. S’il ne brille pas par son intrigue, un rendez-vous d’affaire qui tourne au drame à Los Angeles, sa réalisation à la façon d’un film noir parvient à créer une ambiance envoûtante. L’épisode reprend tous les codes du genre, de la voix off au rythme lancinant en passant par le travail des ombres et des costumes.

Alors que l’on progresse dans cette ultime saison d’Agents of SHIELD, l’équipe créative et le casting affirment une réelle volonté de se faire plaisir tout en contentant les fans. Plus que jamais feuilletonnante et auto-référentielle, la saison multiplie les clins d’œil aux débuts de la série et reconnecte avec cohérence certaines des premières intrigues, essentiellement par le biais de l’HYDRA.

Si elle joue sur une certaine nostalgie, cette saison 7 ne s’enferme pas dans un passéisme et se montre même terriblement à la pointe de l’actualité. Le racisme est entre autres un élément omniprésent dans les allers-retours de l’équipe dans le passé, et le regard de la serveuse à Mack (Henry Simmons) et Yo-Yo (Natalia Cordova-Buckley) en dit long. Alors que l’Histoire, comme le soulève Coulson, retient des années 1950 un « âge d’or de l’innovation », elle en oublie souvent que la ségrégation raciale et les inégalités qui y régnaient.

L’écriture est toujours très fluide, à l’image de ce qu’Agents of SHIELD a fait de mieux. Les dialogues sont souvent excellents et l’équilibre entre humour et tension est très bien maîtrisé. Les références au cinéma et plus particulièrement aux œuvres majeures de la science-fiction sont nombreuses. Il est impossible par exemple de ne pas penser à Blade Runner lorsque Coulson tente de provoquer une réponse émotionnelle chez les suspects pour dénicher les Chromicoms.

La série revient également à l’essence des personnages. Coulson notamment redevient le fanboy des débuts qui s’émerveille de tout et Simmons (Elizabeth Henstridge), empêtrée dans de sombres histoires depuis des saisons, nous rappelle son potentiel comique incroyable en se glissant dans la peau de Peggy. Une question persiste encore, où est Fitz (Iain De Caestecker) ? Si un retournement de situation se prépare le concernant, il est dommage de passer les derniers épisodes sans lui qui a été si important toutes ces années.

Yo-Yo et May (Ming-Na) ont quant à elles enfin le droit à un peu de développement. Toujours perturbée par son expérience de presque mort, May se refamiliarise avec les émotions humaines et développe un don d’empathie, une aubaine scénaristique pour la suite. Yo-Yo ne parvient toujours pas à utiliser sa super-vitesse et ses difficultés sont parfaitement transposées visuellement par des effets spéciaux beaucoup plus propres que ceux des précédents épisodes. Il est probable que le dénouement de cette intrigue secondaire soit la clé dans le sort réservé à Yo-Yo dans le final.

Ces deux épisodes made in ’50s sont dans la continuité des précédents : fun, rythmés, nostalgiques, désinhibés et plus profonds moralement qu’ils n’en ont l’air. Comme souvent avec Agents of SHIELD, ce sont les petits moments, les discussions, les regards qui font la qualité de l’ensemble, car la trame principale déroule de façon convenue vers une conclusion d’ores et déjà prévisible. Retrouver Sousa a été un vrai plaisir et son intégration à l’équipe a été intelligemment écrite, reste à voir où tout cela va nous mener. À dans 15 jours pour un début de réponse !

Tags : Agents of SHIELD moins...
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