Agents of Shield Saison 7 : A la recherche du temps perdu

Il aura fallu attendre d’être à 4 épisodes de la fin pour qu’Agents of Shield nous livre sa version d’« Un jour sans fin ». Alors que les enjeux montent et que le temps se délie autour d’eux, nos agents très spéciaux se retrouvent coincés à bord du Zephir en direction d’une mort certaine, revivant encore et toujours la même chaîne d’évènements. Seuls Daisy (Chloe Bennet) et Coulson (Clark Gregg), coincés dans des pop de régénération, ont la capacité d’accumuler des souvenirs des précédentes boucles et doivent au plus vite trouver la faille.

La série se repose habilement sur le fait que le spectateur connaît le concept, ne s’encombrant pas de chercher le pourquoi du comment et nous plongeant directement dans l’action, après déjà plus d’une centaine d’itérations. L’épisode mêle habilement les aspects fastidieux et vain de la répétition avec la pression suffocante du décompte. En plus de se répéter, le temps est compté. La mémoire de Daisy est également remise à zéro si elle meurt dans une boucle, ce petit twist intéressant ajoute de la tension et offre de belles scènes teintées d’humour.

As I Have Always Been est un épisode fascinant parce qu’il mélange avec beaucoup de talent l’humour caractéristique de la série et de vrais passages dramatiques. L’épisode n’est pas un simple exercice de style, il est le théâtre de moments charnières pour nos personnages et développe davantage les thématiques des épisodes passés, notamment à travers l’humanité  perpétuellement remise en question d’Enoch (Joel Stoffer) et Coulson.

Au milieu de la tempête et alors que tout paraît futile, la déclaration d’amour pudique de Sousa (Enver Gjokaj) à Daisy réveille nos petits cœurs et donne corps à leur relation naissante. Ce couple qui se dessine depuis l’arrivée de Sousa est très bien écrit et s’impose un peu plus comme évidence à chaque scène partagée. Ayant peu d’aide de la part du renouvellement des décors, les acteurs portent l’épisode sur les épaules et montrent encore une fois leur investissement et leur talent. Chloe Bennet brille sur le devant de la scène, épaulée par des performances touchantes et nuancées de notamment Clark Gregg, Elizabeth Henstridge et Joel Stoffer.

Elizabeth Henstridge passe derrière la caméra pour cet épisode et fait un travail impressionnant de subtilité. Les angles de caméra sont variés, le montage est dynamique, le rythme est constamment bousculé – on alterne des itérations de plusieurs minutes et de quelques secondes à l’écran -, tout est fait pour que la redondance de la situation ne se ressente pas au visionnage.

La boucle se conclut de façon déchirante et dit adieu à un personnage majeur d’Agents of Shield. Difficile alors de passer après cet épisode très réussi et de revenir à l’intrigue principale, en comparaison moins fine et de toute évidence moins maîtrisée. L’épisode 10 nous ramène dans les années 80, et se prend légèrement les pieds dans le tapis de sa fausse complexité.

Sometimes trying to do the right thing comes out all wrong.” – Jiaying

De retour à Afterlife, un jeune John Garrett (James Paxton, fils de l’interprète original) absorbe – bien facilement – les pouvoirs de Gordon (Jamie Harris) et Nathaniel Malick (Thomas E. Sullivan) et repart à la poursuite du Shield. Si les Chromicons ne sont pas des antagonistes de choix, ils sont toujours moins irritants que Nathaniel qui peine à convaincre en ultime grand méchant. Ce fils de riche prétentieux sorti de nulle part a tout de l’instrument scénaristique ennuyeux et ennuyant. Sa présence a néanmoins la qualité de préciser le but de Sibyl (Tamara Taylor) et de replacer les enjeux pour la fin de saison.

Les meilleures scènes tournent sans contexte autour des préoccupations plus personnelles des personnages, notamment les échanges entre Daisy et sa mère (Dichen Lachman) qui, grâce à leur passif, à d’excellents dialogues et à la performance des deux actrices, sont d’une densité émotionnelle insoupçonnée. Jemma de son côté affronte ses peurs vis-à-vis de la situation de Fitz (Iain De Caestecker) et se livre à Deke (Jeff Ward) dans un monologue bouleversant.

Quand l’épisode se termine, la timeline d’Agents of Shield a définitivement volé en éclats et tous les personnages se trouvent en danger. Si l’épisode n’est pas transcendant, il a le mérite de donner l’impulsion des derniers volets et de créer un bazar si grand que seul un tour de passe-passe dont les scénaristes ont le secret pourrait nous sortir. À dans deux semaines pour le dernier billet sur cette série qui me manque déjà.

Tags : Agents of SHIELD moins...
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