American Horror Story : Roanoke tourne les projecteurs vers Lee pour son final

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Cette critique contient des spoilers sur l’épisode.

American Horror Story a par le passé délivré quelques finals marquants en sachant se concentrer sur la figure la plus emblématique de sa saison. L’exemple le plus probant reste à ce jour Lana Winters avec Asylum qui est présente au sein de cet épisode.

Le parallèle entre Lana et Lee est par ailleurs pleinement assumé par l’équipe créative et intégré à la narration de cet ultime épisode d’American Horror Story : Roanoke.

Dès lors, ce chapitre 10 s’épanouit lorsque Lee est à l’écran et peine à justifier l’existence des minutes où elle est absente. L’intrigue se développe en revisitant les multiples approches qui ont été déployées pour rythmer la saison.

Avec la même équipe qui signe cet épisode que le season premiere – à savoir Ryan Murphy et Brad Falchuk au scénario, et Bradley Buecker à la réalisation –, le sentiment de parallélisme ne fait que s’amplifier, ainsi qu’à un certain degré de répétition.

L’épisode s’égare quelque peu, principalement en revenant à la demeure en compagnie d’un groupe d’enquêteurs du surnaturel. Cela donne le sentiment qu’il restait sur la liste à barrer ce stéréotype propre au genre, que cela ne serait pas complet sans cela malgré le fait qu’il est impossible de s’impliquer dans ces figures si près du but.

Bien conscient de ce fait, les deux scénaristes en font de simples accessoires qui viennent avant tout combler des minutes et aider à effectuer une transition narrative. Pire, c’est à peine si un effort est fait pour les démarquer du trio du précédent épisode. Ils existent pour fournir quelques morts, les cadavres s’accumulant sans aucun impact dans son final. Cela pourrait bien être l’effet recherché, soit que l’on soit arrivé à un point de saturation à force de revenir éternellement sur le même sujet (comme à la télévision), mais même avec cela, il y a plus le sentiment d’une fin rallongée qu’autre chose.

Sans perdre de vue son approche médiatique, prête encore à nous apporter quelques images télévisuelles à sensation, American Horror Story : Roanoke conserve son propos racial et s’engouffre complètement dans celui de la parentalité.

American Horror Story : Roanoke se transforme alors en une sorte de symbolique sur le sacrifice parental. Les médias, les fantômes du passé, les horreurs du présent représentent les dangers contre lesquels il faut se battre pour que son enfant puisse vivre, trouver sa place dans ce monde.

Lee est alors la survivante et la mère déterminée, figure polarisante pour les médias que l’on a appris à connaitre intimement pour mieux comprendre les choix. D’abord dans l’ombre de sa famille, elle a progressivement pris les devants, elle a affronté ses démons, donné naissance à d’autres, jusqu’à simplement accepter sa position et sa relation avec sa fille pour laquelle elle se sacrifie.

Avoir défini Lee en tant que mère avant tout aurait pu en faire un personnage unidimensionnel ; la performance d’Adina Porter et l’évolution du scénario en ont décidé autrement, en faisant la thématique principale de cet épisode qui finit par éclipser pleinement les médias pour favoriser l’intimité. Qu’importe ce que le monde pense, ce qui compte est ce que Lee est prête à faire pour sa fille Flora.

L’intensité aurait pu cependant être plus forte si Flora avait été mieux définie par le passé. Les évènements précédents ne fournissent pas non plus la montée en puissance nécessaire pour délivrer une conclusion vraiment coup de poing. Reste qu’Adina Porter porte l’ensemble sur ses épaules.

American Horror Story : Roanoke n’a pas su éviter tous les pièges ou simplement que l’équipe créative est retombée dans certains de ces travers narratifs et horrifiques à l’occasion. L’ensemble n’en pâtit pas outre mesure, avant tout grâce à un récit cohérent qui ne se sera que très rarement égaré, une exploitation de l’horreur spécifique évitant également un surplus trop poussif et une intrigue qui aura su prendre une nouvelle dimension à chaque étape. American Horror Story a rappelé avec Roanoke qu’elle pouvait encore modifier son approche créative pour surprendre. Rien que pour cela, c’est une réussite.

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