Séries Ballers Saison 3 : Tous les rêves ont un prix

Ballers Saison 3 : Tous les rêves ont un prix

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Spencer Strasmore (Dwayne Johnson) a de grands rêves dans cette saison 3 de Ballers. Il ne veut plus être simplement un agent sportif, il veut implanter une équipe de football à Las Vegas.

Les affaires reprennent de plus belle pour Spencer et son associé, Joe (Rob Corddry), qui nous entrainent de Las Vegas à Miami en quête d’investisseurs pour ce projet fou pour lequel l’ancienne star de football est prête à tout.

En éloignant Spencer de son travail de manager et des joueurs, l’équipe derrière Ballers parvient presque à dissimuler que le tournage de la série a quitté la Floride au profit de la Californie. Nous arrivons à un niveau de la série où la réalisation n’a de toute façon plus besoin de mettre l’accent sur le style de vie de ces riches sportifs pour faire son point. Il est avant tout question de carrière, comment celle-ci évolue, les virages qu’elle prend et les conséquences que cela peut avoir sur la vie privée.

Car, en parallèle à son ambitieux projet, Spencer se retrouve à contempler l’absence d’enfant dans son inexistence après que Ricky découvre qu’il va être père. D’une certaine manière, un parallèle se dessine entre son besoin de se rassurer sur le fait qu’il peut bel et bien propager ses gènes et la construction d’un stade pour une équipe de football à Las Vegas. Les deux forcent Spencer à devoir se confronter à ses idéaux, aux techniques pour arriver à ses fins, et à ce qu’il est prêt à sacrifier de lui-même pour toucher au but.

Ballers reste cette série décontractée où l’argent coule à flots même lorsque les personnages en cherchent et où les problèmes s’enchainent sans jamais donner l’impression de réellement menacer le style de vie d’un joueur. La formule de la série fait que les enjeux peuvent être importants, mais que cela ne semble jamais peser sur nos épaules.

Surtout, cela tend à rendre le déroulement de l’intrigue trop prévisible. Il y a des directions que la série, de par sa tonalité, ne peut pas emprunter. Cela est plus que visible au sein de cette saison 3 qui s’attaque pourtant, comme la série le fait depuis le début, à des sujets loin d’être dépourvue d’une certaine gravité. Les problèmes de santé de Ricky (John David Washington) en sont un parfait exemple, bien que cela ne prenne jamais une tournure pessimiste ou tragique. Cela est traité avec humour, au point d’éliminer une part des enjeux qui pourrait être développée.

Reste que Ballers ne se trahit pas, même dans sa prévisibilité. La série explore un monde où argent et paillettes sont omniprésents et elle le fait légèrement différemment au sein de ces 10 épisodes pour que cela conserve un certain attrait. Voir Spencer naviguer dans le monde des investisseurs nous confronte à un univers où les rendez-vous peuvent durer des semaines pour ne mener à strictement rien et où on est prêt à signer aussi vite qu’on laisse tomber quelqu’un. La fidélité n’est pas de mise dans un tel environnement.

D’ailleurs, le développement professionnel de Charles Greane (Omar Miller) et son rapport avec Larry Siefert (Dulé Hill), le GM des Miami Dolphins, est là pour nous montrer que tout le monde est remplaçable et que cela peut vite tourner. Ça fait partie du jeu.

En bout de route, Spencer cherche à atteindre les étoiles au sein de cette saison 3 de Ballers pour mieux se confronter au prix que cela peut avoir de rêver si gros. On ne pourra pas dire que cela prend par surprise, la série suivant son bon déroulement en assurant durant 10 épisodes le divertissement, entre moments humoristiques, scènes se voulant plus sexy et discussions monétaires.

Pas d’inquiétude à avoir pour la suite de Ballers, HBO a renouvelée la série pour une saison 4 qui sera diffusée en 2018.