Banshee : La série Pulp qui laisse des marques

16 Déc 2020 à 15:00

Banshee serie - Banshee : La série Pulp qui laisse des marques

PeakTV - Banshee : La série Pulp qui laisse des marques À l’ère du Peak TV, Critictoo se lance dans un challenge “52 semaines, 52 séries” en proposant une fois par semaine un retour sur une série terminée.

La série Warrior est la dernière que la chaine américaine Cinemax va diffuser. Une page se tourne avec cette création de Jonathan Tropper. Ironiquement, le scénariste était également derrière Banshee, la série — diffusée entre 2013 et 2016 — qui a véritablement permis à Cinemax de montrer ce qui pouvait la différencier dans ce domaine.

Co-créée par Tropper et David Schickler, Banshee nous parle d’un homme mystérieux (Antony Starr) qui sort de prison après avoir servi une sentence de 15 ans. Il découvre alors qu’Anastasia (Ivana Milicevic), l’amour de sa vie et ancienne partenaire qui détient sa part en diamants de leur dernier cambriolage, a disparu. Il la retrouve à Banshee, petite ville de Pennsylvanie. Un malentendu et quelques morts plus tard, il se met à assumer l’identité du nouveau shérif, Lucas Hood.

Rapidement, Hood réalise que Banshee n’est définitivement pas paisible. Avec Kai Proctor (Ulrich Thomsen), ex-amish devenu roi du crime local, son passé qui revient le hanter, la découverte qu’il a une fille adolescente et plus encore, le shérif est vite dépassé.

Au point de départ, Banshee fut explicitement introduite comme étant une série pulp. On ne pouvait donc pas être étonné par le fait qu’elle proposait des scènes de sexe relativement gratuites, de la violence excessive et des personnages bourrins. Elle faisait dans l’emphase au nom du divertissement et les scénaristes assumèrent totalement le côté « exploitation » de leur show. Cela dit, ce n’est pas ça qui allait les empêcher de délivrer des portraits toujours plus nuancés, des histoires teintées d’une fine couche de romance et d’emballer le tout avec des thématiques fortes et une intelligence insoupçonnée.

Banshee est pleine de figures violentes. C’est d’ailleurs ce qui amplifie le côté quelque peu excentrique de certains personnages. La série embrasse les excès à tous les niveaux et cela fait son charme, jusque dans son casting improbable qui ne cesse de jouer avec les apparences pour surprendre.

Du génial hacker Job (Hoon Lee) à Kurt Bunker (Tom Pelphrey), l’ex-néonazi au grand-cœur, sans oublier la montagne Chayton Littlestone (Geno Segers) ou encore Clay Burton (Matthew Rauch), le bras droit au nœud papillon qui tue sans vergogne, Banshee n’est jamais en manque de personnages qui ne demandent qu’à devenir iconiques.

Il y a donc beaucoup d’hommes dans Banshee, mais cela ne veut pas dire que les femmes sont oubliées ou qu’elles attendent de se faire sauver par le shérif. Au contraire, elles tiennent souvent la dragée haute à leurs opposants. C’est particulièrement le cas de Carrie/Anastasia. Elle vit peut-être une existence paisible de mère au foyer depuis une décennie, mais elle reste malgré tout l’égale de Hood, et elle n’est pas la seule à montrer au shérif qu’elle ne compte pas se faire marcher dessus.

Une chose est indéniable, Banshee n’est pas tout public. Chaque épisode nous livre au moins un affrontement sanglant. Cela fait partie de sa formule, pourrait-on dire. C’est aussi ce qui alimente le côté sauvage de la série et qui rend l’ensemble épique. La réalisation des scènes d’action est au-dessus des standards basiques de la télévision et est d’une efficacité sans pareil quand il s’agit de surprendre et d’aller toujours plus loin. La mise en scène se veut bien souvent innovante et les réalisateurs cherchent continuellement un nouveau moyen d’utiliser les décors et l’aspect excessif du show, ce qui mène à des moments d’anthologie.

Derrière tout cela, Banshee a un véritable cœur qui bat, et pas uniquement pour justifier l’hémoglobine. Le voyage de Lucas Hood est émotionnel autant qu’il est physique. Nous avons ainsi ce voleur qui s’est transformé pour survivre en prison qui doit à présent reconnecter avec son humanité dans un monde qui ne cesse de solliciter la brute qui est en lui. Et il n’est pas le seul dans le genre, la série foisonne de personnages en conflit avec eux-mêmes et d’histoires d’amour tragiques. C’est en grande partie ce qui la rend si intense.

Banshee n’est clairement pas une série tout public, mais elle n’est donc pas non plus un simple show qui emploie n’importe quelle excuse pour livrer du sexe et du sang. Certes, sa véritable nature n’est pas forcément visible dans un premier temps, mais le parcours de Lucas Hood vaut tout de même le détour dans cette série vraiment unique.

Vous pouvez bien entendu vous procurer l’intégralité de la série en DVD et Blu-ray et est disponible en streaming sur OCS.

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