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Chicago Fire – Pilot (1.01)

Chicago Fire 1x01 - Chicago Fire - Pilot (1.01)

Un mois après la mort d’un de leur collègue lors d’une intervention, les pompiers de la caserne 51 poursuivent leur travail, mais les tensions dans le groupe montent dramatiquement. Casey et Severide, les deux lieutenants de la caserne doivent trouver un moyen de faire la paix.

Nouvelle production Dick Wolf pour NBC créée par Michael Brandt et Derek Haas, Chicago Fire nous entraine – comme son nom le fait penser – dans le milieu des pompiers de Chicago. Plus précisément, auprès de ceux qui travaillent à la caserne 51, un lieu d’exception nous dit-on.

Ce premier épisode commence comme tout show de ce type se doit de le faire, par un incendie. On plonge dans le cœur du sujet au moment où un drame se produit, puisque l’un des pompiers meurt. C’était étrangement prévisible, car la mise en scène rendait des plus évidente la chute de cette introduction. Après ça, on reprend un mois plus tard avec ce mort qui est toujours dans les pensées de ses collègues.

Le saut temporel parait un peu superflu, étant donné que les personnages n’ont visiblement pas été de l’avant. Quoi qu’il en soit, la routine a repris les dessus apparemment et un nouveau pompier en probation fait son entrée.

Quand on a déjà regardé Rescue Me, la série de pompiers de Peter Tolan et Denis Leary qui s’est achevée il y a à peine plus d’un an, Chicago Fire apparait étrangement policée. Cela vient probablement du fait que tout est vraiment trop clean, en particulier au niveau des personnages. À une ou deux exceptions près, ils semblent relativement tous interchangeables d’un bout à l’autre. Eamonn Walker impose son charisme naturel dans la peau du chef et, même en n’étant pas très présent, il met ainsi en avant la platitude du reste de la distribution. Cela ne parait pas nécessairement être la faute des acteurs, car on ne leur donne pas spécialement du matériel très inspiré.

Pour camoufler ça, on nous offre plusieurs interventions sur le terrain avec beaucoup d’agitation afin d’entretenir la gravité de la situation, mais la mise en scène manque d’énergie pour véritablement atteindre le but clairement escompté.

Il ne reste donc pas grand-chose de vraiment accrocheur après tout cela. Certes, le casting délivre son minimum de fan service et un tel programme promet naturellement une bonne dose de drames qui devrait permettre de remplir certains quotas. Ce n’est cependant pas suffisant pour donner envie d’en voir plus, car ce premier épisode n’affiche pas le potentiel nécessaire pour élever l’ensemble au point que cela puisse être plus qu’anecdotique.

Ce pilote de Chicago Fire est donc exécuté de manière tristement automatique et il n’offre que du drama prémâché qui est aussi vite consommé qu’oublié.