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Que vaut Debris, la dernière héritière de Fringe ?

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Debris Saison 1 Episode 5 - Que vaut Debris, la dernière héritière de Fringe ?

Ambitieux ersatz de The X-Files à son lancement, Fringe a rapidement évolué pour devenir un show de science-fiction de NBC avec un style, des thématiques et une sensibilité bien à elle. Venant de J.H. Wyman, ancien co-showrunner de Fringe (mais aussi créateur de Almost Human), Debris doit à son tour prouver qu’elle est plus qu’un ersatz de la dernière série du genre qui l’a précédée. Bien entendu, partager un scénariste majeur avec elle complique la tâche.

Quoi qu’il en soit, Debris débute en nous introduisant à Bryan Beneventi (Jonathan Tucker) et Finola Jones (Riann Steele). Il est de la CIA, elle travaille pour le MI6. Ensemble, ils enquêtent sur les phénomènes paranormaux qui trouvent leur origine dans les débris d’un vaisseau extra-terrestre qui tombent sur Terre.

Concept simple. Un épisode, un débris, des émotions, une solution pas toujours évidente pour les deux agents et une petite pointe de mythologie. La formule est familière, son exécution l’est tout autant. On retrouve en effet beaucoup trop la sensibilité de Fringe et certaines de ses thématiques, même dans sa conspiration — celle-ci reste néanmoins assez embryonnaire et il faut attendre l’épisode 5 pour commencer à apercevoir ses contours.

On voudrait éviter la comparaison, mais celle-ci est incontournable. J.H. Wyman s’appuie sur ce qu’il connait et parait hésiter à nous introduire ses véritables idées, préférant à la place nous servir des intrigues relativement génériques qui jouent trop fortement sur la corde émotionnelle. Les artefacts extra-terrestres sont de simples déclencheurs, chaque pièce provoquant visiblement n’importe quoi sans logique apparente pour le moment. Espérons que cela change, car Debris a sérieusement besoin de décider sur quel pied danser.

Ces premiers épisodes souffrent d’un manque de direction, et ils ne sont pas aidés par les conditions de tournage imposées par la pandémie. En effet, la majorité des investigations se déroulent au milieu de champs avec des personnages qui gardent bien leurs distances. Le résultat est peu palpitant et, même dans le cinquième épisode qui prend place à Manhattan, Bryan et Finola paraissent évoluer dans des endroits souvent trop désertiques.

Le duo fait de son mieux, les acteurs livrant des performances solides — Jonathan Tucker et Riann Steele fonctionnent bien ensemble, malgré le peu d’opportunités pour développer une réelle alchimie.

Le problème de Debris est vraiment sa monotonie, ses histoires qui utilisent des MacGuffins pour mener à un peu trop de sentimentalisme. Puisque nous ne sommes que peu familiers avec les personnages, l’angle émotionnel parait souvent plus imposé que justifié, ce qui n’aide pas l’ensemble à gagner en momentum.

Concrètement, il est trop tôt pour déterminer si Debris parviendra à n’être plus qu’un simple ersatz de Fringe et ce début de saison peine à captiver suffisamment pour donner envie de découvrir si elle va trouver sa propre voie à creuser. Elle va donc devoir rapidement faire ses preuves.

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