Séries Happy Valley Saison 1 : Une vague de crimes dans le Yorkshire (sur Chérie 25)

Happy Valley Saison 1 : Une vague de crimes dans le Yorkshire (sur Chérie 25)

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Happy Valley Saison 1 - Happy Valley Saison 1 : Une vague de crimes dans le Yorkshire (sur Chérie 25)

Série de BBC One scénarisée par Sally WainwrightHappy Valley est une chronique policière qui nous entraine dans le comté du Yorkshire de l’Ouest, dans le nord de l’Angleterre. Loin de Londres donc, mais ça ne veut pas dire qu’il ne s’y passe rien, même si une bonne partie des crimes sont surtout liés à la consommation de drogues et autres délits mineurs.

L’histoire suit ainsi Catherine Cawood, brillamment interprétée par Sarah Lancashire. Elle est dans la police et mène une existence en apparence routinière. Sa vie a cependant été brisée par le suicide de sa fille qui, victime d’un viol, est tombée enceinte et se suicida peu de temps après la naissance de son fils. Cela détruisit le mariage de Catherine et sa famille tomba en ruines. Les années ont passé, mais le retour en ville de Tommy Lee Royce (James Norton), le violeur, n’est que le premier d’une série d’évènements tragiques qui pousseront Catherine encore plus dans ses retranchements.

Avec ses 6 épisodes, cette saison 1 de Happy Valley développe ainsi une histoire qui jongle habilement entre drames humains et intrigues policières. En partie rythmée par un kidnapping, des morts et des crises familiales, cette première saison feuilletonnante nous plonge dans une suite de situations sensibles et dangereuses qui ne vont pas cesser de s’entrechoquer, et ce, de manière de plus en plus violente.

Le récit se montre alors captivant de par la richesse notable de son histoire, mais également grâce à la montée extrêmement bien dosée de la tension — qui culmine à la fin de l’épisode 4.

Néanmoins, Sally Wainwright met avant tout l’accent sur ses personnages. Tous sont étoffés de façon à ce que l’on puisse apprécier leurs motivations, qu’elles soient au bout du compte bonnes ou mauvaises. Cela mènera à progressivement comprendre ce qui anime les uns et les autres jusqu’à ce qu’une thématique claire prenne forme. Happy Valley veut en effet nous parler de la prise de responsabilités, que ce soit Catherine et les décisions prises vis-à-vis de sa fille et de son petit-fils ; Kevin Weatherill (Steve Pemberton), le comptable aigri qui devient l’instigateur d’un kidnapping ; Ashley Cowgill (Joe Armstrong), le dealer à l’apparence honnête qui n’a pas pu résister à l’occasion de se faire plus d’argent ; et leurs proches à tous qui choisissent de les soutenir ou de les condamner.

Au bout du compte, cette saison nous invite avant toute chose à observer le résultat découlant des choix que ces personnages ont pris en premier lieu. Quand arrive le moment de la conclusion, tout ce qui compte semble au final être cet instant où ils auraient pu décider de suivre une autre route qui les aurait menés loin de toute cette tourmente à laquelle nous venons d’assister.

La réussite de Happy Valley se trouve là autant que dans sa faculté à surprendre sans que cela ne soit jamais gratuit. Cette saison 1 offre ainsi un récit complet, unique et au propos pertinent qui met en scène des personnages à dimension humaine.


Déjà publié auparavant, cet article est remis en avant à l’occasion de la rediffusion de la saison 1 de Happy Valley ce lundi 8 novembre 2021 sur Chérie 25. Pour rappel, la série compte déjà une saison 2 et la saison 3 entre en production en début d’année prochaine.