Séries Le code du tueur : Retour à l’origine des Experts (sur Polar+)

Le code du tueur : Retour à l’origine des Experts (sur Polar+)

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Le code du tueur Serie Polar plus - Le code du tueur : Retour à l’origine des Experts (sur Polar+)

La police scientifique n’est pas née à Las Vegas auprès des Experts travaillant pour Gil Grissom. Ils se sont contentés de nous montrer comment les criminels se faisaient arrêter de nos jours. Tout ceci est possible parce qu’un homme a fait une découverte notable en 1984. Il s’appelait Alec Jeffreys et il est le créateur du test qui permet l’obtention d’une empreinte ADN.

Le code du tueur ne nous raconte pas dans les détails comment Jeffreys dirigea ses recherches, car cela serait surement aussi rébarbatif qu’incompréhensible. Par contre, cette mini-série en deux parties de Michael Crompton nous révèle comment son travail devint un accessoire indispensable pour la police.

L’histoire nous entraine en Angleterre dans le conté du Leicestershire où la jeune Lynda Mann a été violée puis tuée. DCS David Baker (David Threlfall) mène l’enquête qui ne débouchera sur rien. Durant cette période, Alec Jeffreys (John Simm) fait sa découverte. Trois ans plus tard, le tueur fait une seconde victime et l’ADN sert à prouver que le suspect principal est innocent. À partir de là, le challenge sera d’utiliser cette avancée scientifique pour trouver l’identité du véritable coupable.

Il ne faut pas oublier qu’il n’y avait pas de base de données à l’époque et que l’ADN était un concept assez vague pour le grand public. Le code du tueur met tout ceci en perspective avec efficacité, en particulier durant sa seconde moitié qui voit Baker et Jeffreys travailler ensemble. En dépit de cela, en son cœur, cette mini-série n’est qu’une série policière des plus classiques.

On pourrait même dire qu’elle est un peu trop conventionnelle dans le sens où la seule chose qui est véritablement pertinente au bout du compte est le fait qu’elle permit de changer la manière de fonctionner de la police. Néanmoins, aidé par David Threlfall, l’angle policier parvient à gagner un poids émotionnel qui élève l’intérêt de la chasse à l’homme en lui donnant une réelle dimension humaine.

Le souci de Le code du tueur est finalement que, même si ce qui découle de la découverte d’Alec Jeffreys a une valeur historique, rien autour ne sort du lot. La télévision britannique ne manquant pas de séries policières nous ramenant dans le passé, cette affaire de meurtre a quelque chose de tragiquement anecdotique.

Néanmoins, avec John Simm qui est là pour nous enthousiasmer au sujet de ces étranges codes barres qui nous rendent uniques et une mise en perspective de ce qui permit l’intégration du procédé de Jeffreys dans le travail de la police, la seconde moitié du récit s’éloigne légèrement des sentiers battus. Dans ce sens, il y a un certain déséquilibre aussi inévitable que regrettable entre les deux parties, mais la mini-série finit par former un tout qui est plus intéressant qu’il ne le laissait paraitre au départ.

Concrètement, Le code du tueur a une valeur culturelle qui lui permet d’être plus qu’une simple série policière, mais de peu. John Simm et David Threlfall aident cependant beaucoup à amplifier cela et leurs performances justifient alors à elles seules le visionnage.

Déjà publié en 2016, cet article est remis en avant à l’occasion de la rediffusion de l’intégralité de la mini-série Le Code du Tueur sur Polar+ à partir de 20h55 ce vendredi 29 octobre.