En saison 2, Legends of Tomorrow est devenue la série la plus décomplexée de l’Arrowverse

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Pour combattre Vandal Savage, le capitaine Rip Hunter (Arthur Darvill) avait réuni la plus improbable des équipes dans la saison 1 de Legends of Tomorrow. C’est également cette équipe aussi contre nature qu’hétéroclite qui permit à la série de garder un minimum le cap malgré un scénario discutable.

Il était difficile de ne pas se dire que les scénaristes n’avaient pas pensé leur concept jusqu’au bout. Ils avaient trouvé dans les pages de DC Comics une excuse pour un ensemble show et s’était jeté tête la première dedans.

La saison 2 de Legends of Tomorrow est alors débarrassée du prétexte minable qu’était Vandal Savage. Loin de cet immortel oh combien ennuyeux au possible, l’équipe délestée de quelques membres (Hawkgirl et Hawkman surtout) peut se recomposer pour donner le meilleur d’elle-même.

Legends of Tomorrow se veut avant tout une série B décomplexée. Au diable la cohérence si cela est un frein au divertissement ! C’est ainsi que l’on se retrouve avec Mick et Ray à sortir leurs deux gros flingues en plein milieu de la Maison-Blanche dans les années 80 ! Qu’il faille désamorcer une bombe, affronter des ninjas, sauver l’histoire avec un grand H, toutes les techniques sont bonnes pour y parvenir.

En saison 2, les scénaristes de Legends of Tomorrow ont choisi d’embrasser ce qui définit le mieux leur équipe : son côté complètement rentre dedans, ses méthodes sans finesse. L’essentiel est d’arriver au but. La série ne se prend donc jamais au sérieux et s’attèle à délivrer sa dose d’action et de one-liners par épisode.

Ne prétendant jamais être plus que ce qu’elle n’est, Legends of Tomorrow trouve également dans l’absence de Rip Hunter l’occasion de redéfinir la place de chaque membre dans l’équipage. Avec un casting majoritairement masculin, il est plaisant que cela soit Sara Lance (Caity Lotz) à la tête de ce groupe improbable. Elle s’impose comme un leader naturel, connaissant parfaitement les forces et les faiblesses de ses partenaires. Là où Rip semblait plus ou moins garder des enfants en cour de récré (et personne ne l’écoutait), Sara réussit à créer une forme d’ordre dans un chaos quasi perpétuel.

Si Sara a toujours été là pour apporter des enjeux plus sérieux, il n’est pas non plus étonnant que Martin (Victor Garber) soit présent pour ceux plus émotionnels. En tant que seconde moitié de Firestorm, Jackson (Franz Drameh) est peut-être trop régulièrement éclipsé, mais occupe néanmoins une place légitime. Outre les questions raciales qui sont soulevées à l’occasion (selon le bon vouloir des scénaristes), il est maintenant le mécano du vaisseau.

Les introductions de Vixen (Maisie Richardson-Sellers) et de Nate (Nick Zano) dans l’équipe ont également donné le jour à de nouvelles dynamiques. Alors que Mick (Dominic Purcell) a perdu son partenaire, il aura trouvé un temps auprès de Ray (Brandon Routh) quelqu’un avec qui il pouvait essayer de travailler, puis en Vixen une femme qui comprend sa nature primaire et permet d’explorer sous un autre angle sa personnalité.

De son côté, Nate se présente comme une sorte de facilité scénaristique bienvenue en tant qu’historien qui rêvait de passer à l’action — tout ne se repose pas entièrement sur les connaissances de Gideon. Nate trouve par ailleurs en Ray un frère et leurs interactions mettent en valeur la nature de génie scientifique un brin infantile d’Atom.

En s’étant judicieusement débarrassée des éléments qui fonctionnaient le moins, Legends of Tomorrow a pu donner le jour à une équipe plus performante sans pour autant lui faire perdre ce côté improbable qui la définit tant.

Dans ce registre, cette saison 2 de Legends of Tomorrow a choisi de ne pas simplement nous imposer un adversaire comme ça et aura pris son temps pour installer les ennemis des legends. Et si associer des personnages de l’Arrowverse a payé pour les gentils, pourquoi pas pour les méchants ? On peut imaginer que quelqu’un s’est fait la réflexion avant de tirer à la courte paille les heureux élus.

Car, qui aurait pensé que Damien Darhk (Neal McDonough) avait quelque chose à offrir après la saison 4 d’Arrow ? Qui aurait cru qu’un speedster (Matt Letscher) pouvait faire autre chose qu’en vouloir à Barry ? C’est pourtant possible, comme Legends of Tomorrow nous le prouve. Cette association de méchants (encore incomplète, ayant récemment accueilli l’increvable Malcolm Merlyn) est aussi improbable, mais loin d’être dénué de charme.

Au final, si les scénaristes effleurent des problématiques plus sérieuses à l’occasion, la saison 2 de Legends of Tomorrow se développe avant tout en plaçant ses personnages dans des situations où ils vont devoir cogner, tirer ou tout faire exploser. Le tout avec le moins de subtilité possible. Le show a complètement embrassé sa nature de pur divertissement sans prise de tête et c’est très bien ainsi.

Legends of Tomorrow saison 2 se poursuit à partir du 24  janvier 2017 sur la CW.

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