Séries Autres séries Only Murders in the Building Saison 1 : Un trio de podcasteurs amateurs qui font un travail de pro

Only Murders in the Building Saison 1 : Un trio de podcasteurs amateurs qui font un travail de pro

  • par
  • 4 min read

Only Murders in the Building Saison 1 - Only Murders in the Building Saison 1 : Un trio de podcasteurs amateurs qui font un travail de pro

L’explosion du genre True Crime et du podcast ont déjà inspiré plusieurs séries comme Truth Be Told sur Apple TV+ ou encore Limetown sur Facebook. Only Murders in the Building diffère néanmoins en jouant la carte de la comédie à la sauce new-yorkaise.

Développée par Steve Martin et John Hoffman et proposée par la plateforme Disney+ en France, cette série nous invite au cœur de l’Arconia, un immeuble d’habitation huppée où réside Tim Kono (Julian Cihi) qui vient de se suicider. C’est en tout cas la conclusion à laquelle la police est arrivée. L’acteur Charles-Haden Savage (Martin), le metteur en scène Oliver Putnam (Martin Short) et la mystérieuse Mabel Mora (Selena Gomez) ne sont pas du même avis. Il y a peu, ils ne se connaissaient pas, mais leur amour pour un « true crime podcast » les a réunis et ils décident de lancer leur propre podcast afin de découvrir la vérité sur le « meurtre » qui a eu lieu dans leur immeuble.

Only Murders in the Building va alors nous entrainer dans ce microcosme qu’est l’Arconia avec son panel de personnages hauts en couleur qui forment un petit village dans lequel les secrets sont légion. Mabel l’illustre bien, étant donné que Charles (ancienne star d’une série policière de CBS intitulée Brazzos) et Oliver ne savent rien sur elle. Pourtant, comme on l’apprend rapidement, elle fréquente l’immeuble depuis longtemps.

La série suit la formule des podcasts du genre que Charles, Oliver et Mabel aiment tant avec son lot de rebondissements étonnants qui vous donne envie de revenir pour découvrir la suite. Cette saison est ainsi addictive et les twists sont nombreux et plus surprenants qu’on ne pouvait le croire possible au commencement.

Cela dit, si cela est un des ingrédients importants d’Only Murders in the Building, sa force principale se trouve être son trio de protagonistes, des solitaires qui, en travaillant ensemble, redonnent corps à une vie qui leur avait échappée. Cela va au-delà du commentaire sur la solitude dans la grande ville surpeuplée, car il est surtout question de dépasser les échecs et traumatismes qui ponctuent l’existence à l’aide d’autrui. Charles, Oliver et Mabel s’étaient enfermés dans leurs univers respectifs dans lesquels ils avaient appris à évoluer dans des limites qui les rassuraient. Devoir compter les uns sur les autres pour chasser un meurtrier, aussi farfelu que cela puisse paraitre pour eux, les oblige à se dépasser et à finalement reprendre gout à une vie qui est faite de risques.

Certes, les risques qu’ils prennent pour arriver à découvrir la vérité sur Tim Kono sont un peu démesurés, mais c’est pour le bien du show. L’important est que l’écriture soit bonne et que les acteurs se dépassent. Dans ce registre, Steve Martin et Martin Short sont en forme, trouvant dans Selena Gomez l’énergie qui alimente leur talent comique. Le trio est par ailleurs très bien entouré avec des visages familiers qui donnent à ce petit univers new-yorkais son authenticité.

Only Murders in the Building est ainsi pensée pour les des amateurs de séries à mystères, en livrant un qui est très bien ficelé, mais également de comédie relationnelle – sans oublier une touche de satire respectueuse à destination des amoureux de podcast true crime. Le résultat est en tout cas impeccablement rythmé, très accrocheur, hilarant par moment et avec de jolies montées de suspense. Espérons que la recette sera aussi bien exploitée dans la saison 2.

Étiquettes: