Prodigal Son Saison 1 : Le meurtre est une histoire de famille

Pas facile d’être le fils d’un tueur en série. C’est ce qu’est justement Malcolm Bright, né Whitly (Tom Payne), le fameux Prodigal Son (fils prodigue) de cette création de Chris Fedak et Sam Sklaver pour FOX (et sur TF1 en France) qui combine série policière et drame familial avec un certain succès.

Au départ, cette saison 1 de Prodigal Son s’amorce comme un procédural policier assez classique. Malcolm est un consultant qui travaille avec trois policiers de New York — le lieutenant Gil Arroyo (Lou Diamond Philips) et les détectives Dani Powell (Aurora Perrineau) et JT Tarmel (Frank Harts). Il est appelé ou s’invite lui-même chaque épisode ou presque sur une scène de crime élaboré pour établir un premier profil du tueur. S’ensuit une investigation plus ou moins intéressante, à l’aide de déductions généralistes, de prises de risques inutiles et révélations soudaines.

En parallèle, toutes les excuses sont bonnes pour trouver une raison de forcer Malcolm à devoir demander assistance à son père Martin Whitly (Michael Sheen), le tueur en série surnommé Le Chirurgien qui ne souhaite qu’avoir une relation avec ses enfants. Sa mère (Bellamy Young) aimerait que son fils se tienne loin des criminels, tandis que sa sœur (Halston Sage) recherche surtout l’occasion qui l’aidera à faire progresser sa carrière et sortir de l’ombre de son père et de son frère.

Les scénaristes de Prodigal Son rencontrent au départ des difficultés à trouver un juste équilibre entre la famille Whitly et le travail de Malcolm. On ne voit pas assez la première et les investigations manquent sincèrement d’attrait. Cependant, au fil des épisodes, l’équipe créative va effectuer des réglages dans la tonalité générale, la nature quelque peu exubérante de Martin se répandant sur le reste de la série.

Malcolm veut absolument démentir l’expression « tel père, tel fils », il est prêt à tout ou presque pour prouver qu’il n’est pas un tueur. À commencer par se retrouver dans des situations dangereuses — volontairement ou non —, ce qui crée plus de fun et de tension, en fonction de ce que l’épisode requiert. Les excès sont embrassés comme il se doit pour donner des crimes plus mémorables et des répliques plus cinglantes.

Dans son environnement professionnel émergent des relations avec ses collègues qui s’acclimatent à son comportement, chacune se reposant sur une approche différente. Avec son supérieur Gil existe une relation plus paternaliste, là où se développe une amitié plus tendre avec sa collègue Dani. L’admiration du docteur Edrisa Tanaka pour Malcolm donne le jour à des scènes plus comiques, un brin réductrices pour le personnage, mais qui ont le mérite d’apporter une fraicheur bienvenue à la série, tout comme la nonchalance du Det. JT Tarmel.

De leurs côtés, les membres de la famille Whitly apprennent à se renvoyer la balle avec plus d’aisance, rebondissant sur les névroses des uns et des autres pour donner forme à une dynamique aussi dysfonctionnelle qu’aimante, où chacun a sa méthode pour gérer le fait que le patriarche est un tueur en série. Sa mère parvient alors à reconstruire doucement sa vie de socialite, tandis que sa sœur utilise ses accès en tant que journaliste pour apporter son aide, avec un attrait pour le sang et le scoop qui nous confirme qu’elle est bien membre de cette famille.

Le Chirurgien reste parfois un peu forcé dans le décor, mais trouve également au fil de la saison une place plus légitime. Si Martin se trouve isolé un temps, c’est pour mieux revenir ensuite à l’aide d’interactions avec les membres de sa famille qui sont plus naturels et légitimes. Les intrigues se multiplient pour explorer le passé, avec les cauchemars de Malcolm de la « girl in the box ». Cela devient alors l’énigme à résoudre, aidant à développer des enjeux sur plusieurs épisodes et nous entrainant un peu plus dans le monde dangereux des tueurs en série.

Série intrigante mais un peu trop classique au départ, Prodigal Son a évolué pour embrasser ses particularités et excentricités, jouant plus avec sa partie policière et développant à bon escient sa dynamique familiale pour donner le jour à des épisodes plus divertissant et rythmé, où l’on jongle entre la noirceur des meurtres et la fascination et l’enthousiasme que le sujet suscite chez les membres Whitly. Sans parvenir à s’émanciper pleinement de tous les clichés, Prodigal Son trouve sa tonalité pour devenir une série plus qu’honnête et divertissante dans son registre.

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